Catégorie : Atelier d’Artiste

Comment je pratique l’art intuitif ?

☼ Tout d’abord, qu’est-ce que l’art intuitif ?

art intuitif

Pour moi, c’est une forme d’art thérapie/méditatif, c’est expérimenter le flow*. 

Peindre, dessiner, sculpter, tisser, etc… en total lâcher prise sur le résultat, sans attentes ni but précis.
Bref, sans contrôle

Il ne s’agit pas de préparer une œuvre (croquis, recherches) mais bien de laisser l’œuvre se créer d’elle-même, se laisser guider dans l’instant T. 
Le processus de création se fait au fur et à mesure de la création. 

C’est un bon moyen pour se reconnecter à soi, son âme, son cœur et à quelque chose de plus grand : l’univers, les énergies, le divin, appelez cela comme vous voudrez 😉. 

L’espace-temps se modifie et s’arrête, l’environnement extérieur s’efface. On se sent isolé du monde, mais dans le sens “positif” du terme, comme un retour à soi. 

Je pense que c’est grâce à ce genre d’art que l’on peut aussi se connecter aux autres, via notre œuvre.

☼ Pourquoi le pratiquer ? Pour qui ?

Toute personne ressentant le besoin d’extérioriser ses émotions, lorsque le verbal ne peut pas le permettre.
Pour s’accorder une pause méditative et créative.
 
Par curiosité ou pour expérimenter une autre forme d’art que l’on pratique habituellement. 

Tout le monde peut essayer : bébés, enfants, ados, adultes, personnes âgées… 

Aucun talent ou compétence artistiques n’est requis!
Il vous faudra juste un peu de matériel (selon si c’est de la peinture, du dessin, de la sculpture, de la poterie, etc.). Même le basique “crayon et papier” pourra suffire pour certain·es.
 

Vous pourrez le pratiquer en silence, avec un fond sonore, chez vous, dans la nature, où vous voudrez.
Je préconise tout de même pour commencer, de le faire dans le calme et seul.

Sachez qu’il n’y a pas qu’une et unique façon de procéder, ni de marche à suivre établie.  
La bonne façon sera celle qui vous convient !

Les maitres mots de l’art intuitif, sont qu’il n’y a pas de règles.

 

☼ Comment je le pratique ?

À une époque, j’avais toujours un crayon et du papier dans mon sac ou près de moi, “au cas où”, car le flow venait tout seul : pendant que j’écoutais un podcast ou de la musique, quand j’attendais au téléphone, pendant une soirée ou un évènement où je m’ennuyais, etc.
Je griffonnais donc ce qui venait (quasi en état d’auto-hypnose), puis en rentrant chez moi je “retravaillait” le dessin si j’en avais envie et le mettais au propre.
 

Je ne comprends pas toujours ce que je peins. Il peut s’agir de motifs/symboles que mon inconscient à du enregistrer et parfois, que je ne connais pas. 

Certain·es me dise que je suis “connecté”, que mes peintures guérissent les gens.  
Avant, je ne comprenais pas de quoi ils parlaient, jusqu’à ce que je m’intéresse au développement personnel et spirituel. Et cela à finit par “sens” pour moi. 

D’autres me demandaient si je consommais de la drogue hallucinogène (mes peintures étaient très psychédéliques) ^^.

Pendant longtemps, j’ai perdu cet état de flow/intuitif.  
Je l’avais laissé de côté pour être dans le contrôle et le mental, emprisonnée dans mes questionnements, mes buts, mes “il faut” et “je dois”.  
C’est encore le cas aujourd’hui mais j’essaye petit à petit de lâcher prise sur tout ça et “laisser couler”. 
Malgré tout, j’aime pratiquer les autres formes d’art, celles qui nécessitent de passer par les étapes de recherche et de croquis.

☼ Barrières créatives :

Si vous ressentez des blocages et que vous n’arrivez pas à vous laisser guider : pas de panique !  

Ne vous jugez pas, c’est ok. Il ne s’agit pas d’une performance. Cela m’est arrivé de nombreuses fois et je peux comprendre ce que l’on ressent face à ces blocages. 

Ici, nous avons besoin de ne plus mettre le focus sur ce que nous accomplissons.  
Ne vous focalisez pas non plus sur le but. 
Dessinez comme si le résultat n’avait aucune importance, aucun critère de beauté, de réussite et de critique. 

Exercices :

Laissez-vous un peu de temps, faites quelques exercices de respiration (cohérence cardiaque, respiration en carrée) ou toutes autres choses que vous faites d’habitudes pour vous vider l’esprit. 

→  Identifiez les barrières mentales et questions qui vous bloquent.

           Voici quelques exemples : 

          · Suis-je assez doué ou légitime pour faire cela ?
          · Cette œuvre devra être parfaite.
          · Ma petite voix me dit-elle que je suis nul·le et que je vais me ridiculiser ?
          ·
Ce dessin devra signifier quelque chose et avoir du sens.
          ·
Cette œuvre me rapportera-t-elle de l’argent si je souhaite la vendre ?
          ·
Mon œuvre sera moins belle que celle de “…”.
          ·
C’est une perte de temps.

L’art intuitif/méditatif est tout sauf familier, c’est pour beaucoup une sortie de zone de confort et c’est humain de vouloir y mettre du contrôle. 
Le tout sera d’apprendre à lâcher prise, petit à petit. 

Ne vous mettez pas la pression, essayer l’art intuitif avec légèreté et naïveté, comme le ferait un enfant ! 

Ce ne sera pas forcément beau à la fin, mais la signification du mot “beau” est tellement variable d’une personne à l’autre… Ce n’est de toute façon pas le but de cette pratique. 

Appréciez le processus de création et ce que vous avez pu ressentir (ou pas) plutôt que le résultat final. Et si le résultat vous plait, alors tant mieux 😊. 
 

Je terminerais cet article par vous dire que parfois (souvent) il faut beaucoup oser (merci Brené Brown) et se lancer ! N’hésitez pas à me partager vos expériences d’art intuitif, je serais ravie de les lire !

 

Amoun – Artiste peintre et illustrations

art intuitif tableau

*Flow : (définition de Wikipédia) : mot anglais qui se traduit par flux – est un état mental atteint par une personne lorsqu’elle est complètement plongée dans une activité et qu’elle se trouve dans un état maximal de concentration, de plein engagement et de satisfaction dans son accomplissement. Fondamentalement, le flow se caractérise par l’absorption totale d’une personne par son occupation. 

Carnet relié entièrement fait-main

J’ai réalisé ce carnet/livre pour l’offrir à ma maman, pour la fêtes des mères !

Cette année, je voulais lui offrir quelque chose de spécial et quoi de mieux qu’un cadeau que l’on fait soi-même ? 

J’ai donc réfléchis, et me suis rappelé qu’elle avait besoin d’un carnet vierge où noter toutes ses recettes de cuisine. Bingo ! J’avais trouvé le cadeau qui lui plairait !

Dans mon précédent article, je m’étais déjà familiarisé avec la reliure fait main. Pour le carnet de ma maman, je souhaitais y rajouter une couverture rigide et solide.

En fouillant sur le net, à la recherche de tutos, je suis tombé sur celui de Dans ma petite roulotte !

Je me suis donc attelé à la tâche et je dois dire que j’ai adoré faire ça ! J’ai trouvé cela simple à faire, il suffit de bien suivre toutes les étapes et de prendre son temps.

Je pense en refaire pour moi ainsi que pour mes proches !

Et vous, vous avez déjà essayé ? N’hésitez pas à vous servir du tuto de dans ma petite roulotte, il est très simple !

Matériel utilisé : 

– Couverture du carnet : Tissu coton épais et carton épais (dessous d’un cadre photo).
– Type de papier : Feuilles imprimante blanches.
– Marques pages : 2 petits rubans.
– Colle Cléopâtre en bâton.
– Colle spéciale.

Mon 1er livre 100% fait-maison !

livre relié posé sur l'étagère

J’ai crée « Mission secrète sur Oèssèsse » pour les 28 ans de mon compagnon, ce livre relié/bd est donc personnalisé à son image et son histoire !

Cette création été une grande sortie de zone de confort pour moi !
Auparavant je n’avais jamais travaillé sur un scénario, fais de la mise en page de bd, travaillé sur ce genre de papier. J’ai appris par la même occasion à faire un livre relié.
J’ai également pu appréhender un nouveau rythme de création, en réalisant plusieurs illustrations à la suite, ce qui ne m’était jamais arrivé auparavant.

Cette petite bd est loin d’être parfaite, mais il faut un début à tout 😉 

Je vous ai mis un petit aperçu en image de la bd, avec quelques illustrations :

Matériel utilisé : 

– Type de papier utilisé : Feuilles Bristol Canson 250g/m².
– Colorisation des illustration et couvertures : Gouache, aquarelle, acrylique, crayons de couleurs (Polychromos, Pablo, Luminance, Supracolors).
– Contours : Stylos Unipin
– Texte : Encre de chine noire au porte plume et encre Liquitex blanche au porte plume.

J’espère que le cela vous aura plus autant qu’à moi, en tout cas, mon compagnon à été plus que ravie et attend déjà le Tome 2 !

À bientôt pour de nouvelles aventures artistique !

Merci de respecter mon travail, toute copie ou utilisation est interdite !