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# 4 – Anne Mahler

Anne Mahler, l'illustratrice jeunesse de nos moments de vie :

J’ai découvert Anne et ses illustrations sur Instagram.

Anne sait retranscrire en image des messages forts sur les liens affectifs entre les humains, les animaux et la nature. Elle met en couleurs les petites victoires du quotidien comme les grandes transitions de la vie.
De ses œuvres règnent comme un doux parfum d’amour et de tendresse.

Je vous laisse la découvrir ;).

☼ Anne, en quelques mots ☼

Je m’appelle Anne Mahler et suis auteure illustratrice dans le domaine jeunesse, développement personnel et bien-être. Je fais de la création de logos, affiches, portraits, illustrations personnalisées, fresques.
J’interviens également en milieu scolaire ou hospitalier (projet prématurité).
J’habite en Alsace depuis toujours (à part quelques années à Nantes pour mes études d’illustration).

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Comment est née ta vocation d’artiste illustratrice ? 

Alors là, aucune idée ! On me le demande souvent, mais je ne sais pas trop quoi répondre.
Ce que je sais, c’est que j’ai toujours dessiné, comme beaucoup d’enfants finalement. Mais je ne me suis jamais arrêtée ! Une fois à l’école d’illustration, j’ai découvert petit à petit différents métiers et c’est là que l’illustration jeunesse m’a le plus attiré.

Quelles sont tes inspirations artistiques, tes influences ?  

Il y a des artistes que j’adore suivre, comme Julie Rouvière, Julien Arnal et Ulla Tynel.  Mais ce qui m’inspire le plus c’est le quotidien je crois. La nature, les animaux, l’enfance,…
Mes influences changent régulièrement, c’est par période, du coup c’est très très vaste.
 

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Quel est ton parcours (artistique, emplois précédents) ?

J’ai passé un BAC ES (rien à voir donc) puis je suis allée en Fac d’Arts visuels pour une année. Ça ne m’a pas trop plu car il n’y avait que peu de pratique et beaucoup d’histoire de l’Art. Moi ce que je voulais, c’’était dessiner !
Je suis donc allée ensuite à l’école Pivaut à Nantes, une première année générale puis 2 ans plus spécialisés dans l’illustration ! J’ai commencé à démarcher les éditeurs lors de ma dernière année car je savais que c’était très compliqué et long à percer.
J’ai signé mon premier contrat d’édition jeunesse l’année de ma sortie de l’école par chance !

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Comment procèdes-tu pour la création d’une œuvre et quels thèmes aimes-tu explorer ? 

Cela dépend si c’est une illustration personnelle ou une commande.
En général, je fais des recherches de doc (photos, films si besoin, illustrations, couleurs pour l’ambiance selon l’image, etc.).
Ensuite, je fais toujours un croquis en NB. Parfois même un mini croquis rapide en couleur, pour voir quelles teintes utiliser, si ça fonctionne ou non ensemble !
Et finalement, je met l’illustration au ‘’propre’’, que je scanne et retouche numériquement (je nettoie la feuille, règle les couleurs si besoin, les contrastes. Rapidement hein ! Le numérique ce n’est pas trop mon truc quand même).

Les thèmes que j’aime explorer, c’est difficile pour moi car je suis très changeante, c’est par période encore une fois ! Quand j’ai eu ma fille, je dessinais des bébés tout le temps par exemple. Ce qui reste, je crois, c’est le thème de la nature, de la planète, des animaux… Pour moi c’est essentiel, la base.

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Quelles techniques utilises-tu ? 

Principalement l’aquarelle, de la gouache et une plume à l’encre de Chine pour les contours sur certaines illustrations !

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À quoi ressemble ton atelier ? 

C’est un pièce dans notre maison. Mon conjoint fait le même travail que moi et on a nos deux bureaux face à face au milieu de la pièce. On a testé plein de configurations en 9 ans ici et c’est celle-ci qui nous convient le mieux ! Rassurez-vous on est face à face mais l’écran de nos mac est entre nous, on reste quand même concentrés sur le travail haha !

Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ?

Je ne sais pas trop, je n’ai pas de but ou de projet précis. Je crois que j’ai bien envie de développer la BD personnelle.
En ce moment, j’aime beaucoup tenir mon journal de bord illustré.
J’ai aussi illustré un roman graphique autobiographique sur la naissance prématurée de ma fille et une BD humoristique sur le quotidien avec un enfant en bas âge. Ça me plait beaucoup de raconter nos histoires quotidiennes. Je crois qu’on peut trouver des choses intéressantes dans nos vies banales.

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Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ? 

Encore une fois, ça dépend des périodes ! Je me lasse très vite, du coup je fais toujours une activité à fond pendant quelques semaines/mois puis j’en ai marre et je passe à autre chose. Pour y revenir plus tard la plupart du temps. L’hiver, j’aime bien crocheter, pas besoin de réfléchir, c’est assez satisfaisant comme activité ! 

Qu’est-ce qui te rend heureuse ?

La nature, ma fille pleine de joie et en parfaite santé, mon conjoint, les surprises de la vie, me sentir mieux chaque année et de plus en plus moi-même.

Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ?

C’est sûr que c’est quand on a compris que ma fille s’en sortirait et serait en bonne santé. Les pronostics à sa naissance étaient extrêmement mauvais, elle s’est bien battue !

☼ Aurais tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ?

”Soyez vous-même, les autres sont déjà pris” Oscar Wilde

Interview menée et écrite par AmounArtiste peintre et illustrations en Bretagne.

éveil elina vorger photo

# 2 – Elina Vorger

Elina Vorger, l'éveil de l'âme et du cœur :

éveil elina vorger photo

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’Elina, cette femme lumineuse que j’ai rencontrée il y a 2 ans lorsque j’habitais en Savoie.

Un doux parfum de magie flotte autour d’elle et en elle. Même les plus terre à terre la ressentiront
Elle a ce “petit” truc pour retirer délicatement le voile qui nous brouille la vision. Pour nous bousculer avec douceur. Pour nous aider à retrouver ce petit air de confiance que nous avons perdu, avec le temps… C’est une éveilleuse d’âme, une poétesse, une guérisseuse mais aussi une enseignante de la vie, un canal d’amour…

Pour finir, je dirais que je la vois comme un papillon. Comme lui, elle à connu un début de vie routinier. S’en est suivi des tempêtes et du repos forcé mais nécessaire dans son cocon, comme une longue médiation. Puis le processus de transformation intérieur est arrivé, pour faire place à l’éveil et enfin l’envol, libre de toutes entraves…
De petite chenille, elle a éclos en magnifique papillon, pour atteindre sa liberté et nous la transmettre

☼ Elina, en quelques mots ☼ 

“Je m’appelle Elina Vorger, je vis sur les hauteurs du lac du Bourget. Je suis auteure de livres de développement personnel et de romans spirituels. J’ai créé le centre EVE de médecines douces à Aix les bains où je dirige une équipe de thérapeutes et de formateurs. Nous pratiquons et enseignons la thérapie, les soins énergétiques et l’hypnose. Mon but est d’apprendre aux gens à mieux se connaître, se guérir et à développer les merveilleux potentiels qui sommeillent en eux.”

☼ Qu’est ce qui t’a emmené à devenir auteure thérapeute ?

J’avais une vie très différente avant. J’ai fait de grandes études (prépa HEC puis école de commerce) puis je suis devenue responsable marketing dans de grands groupes.

À 25 ans je me regarde dans le miroir et je réalise que je ne me connais pas.
Qui suis-je ? Il me semble n’être constituée que d’étiquettes qui ne me caractérisent pas… Je veux savoir qui est sous le masque, et je quitte tout pour partir chercher qui je suis au bout du monde. En plein milieu du désert australien je vis un éveil spirituel, je comprends que je veux aider les gens à guérir leurs blessures passées pour vivre leur vie rêvée.
Je rentre alors en France, me forme aux médecines douces et deviens thérapeute. Rapidement les soins marchent bien, je sens que je peux faire plus. Je me mets à écrire des livres pour aider plus de monde puis je crée le centre EVE qui devient école de formation en plus d’être centre de soins.

☼ Que proposes-tu comme services ?  

Le centre EVE propose des consultations individuelles (en thérapie, soins énergétiques, hypnose, aromathérapie, acupuncture…) pour tous et pour tous types de problématiques (de la simple envie de se sentir mieux au traitement des phobies et des grosses pathologies, en passant par l’arrêt de la cigarette ou la perte de poids).
Nous animons également des formations (des modules découverte de deux jours à la formation à l’année pour devenir praticien et lancer sereinement son activité).
Les thérapeutes du centre étant également auteurs, nous proposons de nombreux livres traitant de la quête de soi, des médecines douces, de la guérison intérieure et du déploiement de nos capacités (sous forme de guides, essais, cahiers et romans.)


☼ À quoi ressemble ton cabinet ? 

Si j’en crois mes clients, c’est un véritable havre de paix.
Je l’ai voulu grand, épuré, haut de gamme dans son ameublement mais également inspiré dans sa décoration avec de grands mandalas dorés, des bouddhas de pierre et des orchidées colorées.
Il ressemble à un temple coupé de la frénésie du monde, un espace un peu magique où soignant et soigné, enseignant et enseigné peuvent partager, guérir, éclore… J’aime voir ce centre comme un nid douillet où les miracles peuvent avoir lieu, un sas de confiance où l’on peut se livrer en toute sécurité, être soi-même avant d’ouvrir ses ailes magnifiques au monde…

éveil soin énergétique

 Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se sentir mieux dans sa vie ? 

J’ai envie de dire que le bonheur ne suit qu’une seule chose : être soi.
Il est si difficile dans la vie (et surtout dans le contexte actuel) d’oser ses différences, ses fragilités, sa beauté intrinsèque. Parce que l’extérieur juge, nous finissons par nous juger intérieurement.
Le plus grand accomplissement d’une vie, je crois, est d’arriver à tomber les masques qui nous éloignent de notre vraie nature. Chaque masque équivaut à une plaie, une souffrance, que nous tentons de cacher au monde pour nous protéger de sa toxicité.
La véritable libération consiste à ne plus porter d’intérêt à ce que pense cet extérieur toxique, et ne suivre que notre propre boussole, notre seule lumière intérieure. Lorsque nous parvenons à ce niveau de liberté, plus même besoin de porter de masque… Nous osons notre visage originel au monde.

Comment nous sommes nous rencontrés ? 

Un jour une jolie fée m’a contactée pour exposer ses tableaux au centre EVE.
J’ai été instantanément touchée par la pureté, la profondeur et la maturité de ses œuvres. Elles me semblaient directement dictées par les plus hautes sphères.
Amoun, tu as ce don rare d’être le canal direct de l’absolu. Ce que tu dessines, ce sont les images exactes que j’entrevois dans mes méditations… Le miroir entre nous était troublant, et en plus de devenir une simple exposante au centre, tu es devenue une âme-ie proche, une petite sœur spirituelle.
Aujourd’hui tu as beau avoir déménagé à l’autre bout de la France, tu es toujours avec nous. A travers les œuvres magiques que nous t’avons achetées et qui illuminent désormais notre centre, et surtout dans notre cœur.

éveil avec artiste Amoun

Mélanie Colleaux, Amoun et Elina Vorger.

☼ Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ? 

Mon ambition est d’apporter la spiritualité et la connaissance de soi au grand public, un public pas forcément encore « éveillé ». En d’autres termes, j’aimerais démocratiser l’accès aux ressources insoupçonnées qui veillent en chacun de nous.
Pour cela j’ai écrit un premier roman initiatique (en passe d’être édité) et un second dans la même veine. Le but est d’amener des thèmes comme la quête de soi, le développement personnel, la mort, la résilience et même la réincarnation dans les rayons des librairies, accessibles à tous.
Pour moi, l’ésotérisme ne doit plus être réservé à une frange « initiée » de la population mais se doit de devenir « exotérique », c’est-à-dire accessible à tout à chacun.
Je suis le Robin des bois de la spiritualité : je veux offrir les trésors cachés au plus grand nombre.

éveil livre elina vorger

 Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ?  

Tout ce qui me relie à ce monde intérieur salvateur : méditation, longues marches dans la nature, soins énergétiques, lecture… J’aime aussi passer du temps avec mon mari et mon merveilleux petit garçon qui est le soleil de ma vie.
J’ai fait une expérience de mort imminente il y a un an avec le covid, et depuis, ma perception de l’existence s’est trouvée radicalement bouleversée. Je sais désormais l’incroyable chance d’être en vie, je profite de chaque instant seule ou avec les êtres aimés. L’existence est un cadeau inestimable… Je suis heureuse d’avoir failli la perdre pour le comprendre véritablement !

☼ Qu’est-ce qui te heureuse ? 

Cela va paraître étrange à beaucoup (mais pas à toi ma chère Amoun), mais ce qui m’apporte le plus de joie et de gratitude, est lorsque je me « perd » pour devenir l’univers.
Dans mes méditations ou mes marches contemplatives, il me semble parfois perdre la personne que je suis pour me dissoudre dans tout ce qui est : je suis l’aigle qui plane au-dessus de moi, les montagnes qui se dessinent dans le lointain, les fougères qui dansent avec le vent… Ce sont des instants divins de pleine conscience, où l’ego se dissout et où l’on se sent une toute petite partie de tout ce qui vit… On se sent devenir la vie. C’est un sentiment presque jouissif, comme si l’on faisait l’amour avec le monde. Je crois que c’est une forme d’extase mystique. Bref, voilà ce qui me rend heureuse : quand je deviens ce Tout.

☼ Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ? 

Le plus beau moment de ma vie est également le plus douloureux.
Lorsque j’ai cessé de respirer et que j’ai été éjectée de mon propre corps durant de le covid (c’est l’expérience de mort imminente dont je parlais précédemment), je me suis retrouvée dans une lumière absolument fabuleuse. Une lumière douce mais puissante qui dansait tout autour de moi et en moi. Cette lumière était un Etre, une Conscience Ultime qui m’accueillait, m’enlaçait, m’aimait…
Je savais que je mourrais, mais cela n’avait plus aucune espèce d’importance : je flottais dans les bras de cette entité bénie (Dieu, la source, la lumière primordiale, à chacun de la nommer selon ses croyances). J’étais bien, complète. Enfin chez moi.
C’est ironique finalement, que le plus beau moment de ma vie ait été celui de ma mort…
Cet instant m’a transformé.
Je ne verrai plus jamais la vie de la même façon désormais.

☼ Aurais-tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ? 

Une phrase de « Anthem », une chanson de Leonard Cohen :

“There’s a crack in everything, that’s how the light gets in.”
“Il y a une fissure en chaque chose, c’est ainsi que peut entrer la lumière.”

Cette phrase résume bien mon expérience de mort ainsi que chaque passage douloureux de ma vie.
Il faut savoir passer par le noir pour trouver sa propre lumière, il faut savoir accepter la souffrance pour comprendre le sens de la vie. Ce sont nos échecs, nos plaies, nos errances qui portent en eux le plus grand potentiel de transformation intérieure.

J’ai envie de dire pour finir : « Aimez vos blessures… Elles vous mènent à vous-même. »

Interview menée et écrite par Amoun – Artiste peintre et illustrations en Bretagne.