Étiquette : interview

# 6 – Hélène Prière

Hélène Prière, la PsyChoach des Hypersensibles et Haut Potentiel Émotionnel :

J’ai découvert cette fabuleuse personne à travers son interview avec Claire, dans le cadre du podcast : Pépé, le podcast participatif de “La vie en pause” .

J’ai écouté cette interview plusieurs fois en me disant “Mais cette femme est géniale ! Tellement authentique, sincère, vraie ! “

Ses mots ne m’ont pas traversé, ils m’ont remplie… d’amour, de joie, de gratitude… Ils ont fait battre mon cœur un peu plus vite, comme pour me dire : “tiens, ça vibre là”.

Je vous invite à lire ce portrait d’Hélène, en prenant votre temps… Pourquoi pas assis·e dans un bon fauteuil, avec un plaid (ou un chat) sur les genoux, une petite infusion et un peu de musique apaisante.

Pour ceux·celles qui ce sentiraient concerné par l’hypersensibilité et le Haut Potentiel, les mots d’Hélène feront très certainement échos en vous.
Pour les autres, vous apprendrez des choses très intéressantes sur le fonctionnement atypique et peut-être cela vous aidera à appréhender le monde d’une belle manière.

Bonne lecture <3 !

☼ Hélène, je te laisse te présenter ☼

Je crois qu’à chaque interview me présenter est la chose la plus difficile pour moi haha !
Je m’appelle Hélène Prière, je suis psychologue clinicienne, installée en libéral depuis trois ans
et demi. J’habite à côté d’Avignon dans le Sud de la France depuis mes 2 ans et demi mais je
suis née à Dijon et j’ai vécu de mes quelques semaines à mes 2 ans et demi en Nouvelle-Calédonie (Outre-mer). Mon cœur est en France mais mon corps est là-bas.

Je suis Ps(H)y-persensible (comme j’aime à m’appeler) : c’est-à-dire psychologue spécialisée
dans l’hypersensibilité et hypersensible moi-même, mais également haut potentiel émotionnel
(HPE) et surtout, surtout, je suis profondément amoureuse de la Vie et de l’Amour.

« Je suis une femme qu’on dit « à fleur de peau ». Tantôt ces fleurs écorchent, tantôt elles « éf-fleur(ent) » ma peau. Tantôt des roses qui piquent, tantôt des lys qui fleurissent.
Je suis une
femme à fleurs de peau, de corps, d’âme et de cœur.
Je suis une femme à fleurs de cœur. » – Hélène

Quel est ton parcours (artistique, emplois précédents) ?

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours ressenti cette « différence » avec les autres.
Lorsque j’étais enfant, je me trouvais bizarre par rapport aux autres, en marge.
J’étais une enfant très authentique, très « vraie », dotée d’une forte empathie pour le monde qui m’entourait, que ce soit humain, animal ou végétal.
Je protégeais les petits insectes, les animaux de la maltraitance des autres enfants, je ne cueillais pas les fleurs car je ne voulais pas les « tuer », j’allais toujours à la rencontre des nouveaux venus dans la classe, je réconfortais ceux qui se faisaient rejeter et les enfants comme les adolescents ou même adultes, venaient se confier à moi.

Cette grande empathie m’offrait une conscience de l’autre très intense, de ce qu’il pouvait
ressentir, conscience de la fragilité de la vie. J’avais un grand besoin de donner du sens à mon
existence. Je me sentais « connectée » à la nature, au monde, à la vie, à « l’univers », comme
une impression d’être là pour une raison.
Vers mes 9 ans je savais déjà que je voulais « aider les autres et que c’est pour ça que je suis
sur terre » (ce sont les mots que j’ai pensés). J’étais une enfant style Zorro, défenseur des
malheureux et servant la justice…

Il était donc déjà évident pour moi que plus tard je ferai un
métier d’aide et très vite le métier de psychologue s’est imposé. J’ai hésité avec celui
d’écrivaine car j’étais une amoureuse de la littérature, des mots, de la poésie (d’où mon Bac L)
mais je savais que je n’en vivrai pas. Et puis tout (vraiment tout) me guidait vers le métier de
psychologue. De plus, avec métier la voie de l’écriture ne m’est absolument pas fermée et,
d’ailleurs, j’espère écrire un livre un jour (ou plusieurs) car c’est l’un de mes plus grands rêves !

J’ai donc fait un Master 2 de psychologie clinique, j’ai été diplômée en 2017. J’ai ensuite, après
deux mois de pause, fait 6 mois en tant qu’AESH (Accompagnante des élèves en situation de
handicap) pour me payer l’installation de mon cabinet que j’ai ouvert un peu moins d’ 1 an après
l’obtention de mon diplôme, 3 jours après avoir fêté mes 25 ans.
Cela fait maintenant un peu plus de trois ans que je suis installée en tant que psychologue clinicienne en libéral et que je ne me consacre qu’à ce métier avec beaucoup de passion et d’amour (même si encore une fois, j’ai quelques autres projets en tête tels que : des ateliers, des formations, l’écriture d’un ou de
plusieurs livres et sûrement d’autres qui vont éclore plus tard…) !

Tu es Hypersensible (HSB) et HPE (Haut Potentiel Émotionnel), quand astu eu décelé cela chez toi ? Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes particularités et comment tu les vis au quotidien/ce qu’elles t’apportent ?

J’ai découvert mon hypersensibilité aux alentours de 22 ans alors que j’étais en train de finir
mon Master de Psychologie Clinique. C’est la psychologue qui me suivait qui m’a parlé de mon
Haut Potentiel Emotionnel et de mon hypersensibilité. Quelques années avant, j’avais déjà vu
passer ce mot qui m’avait profondément intrigué, mais je ne m’y étais pas plus attardée car, à
ce moment-là, on en parlait très peu et j’étais la tête dans mes études. C’est donc grâce à ma
psy que j’ai pu enfin mettre un mot sur ce que je vivais.

Cependant, je n’ai pas voulu accepter mon HP au départ et je me suis mise à faire énormément
de recherches sur l’hypersensibilité pendant 3 ans de façon quasi obsessionnelle pour en faire
ensuite ma spécialité. Ce n’est qu’après tout ce temps que je me suis rendu compte que ça ne
me suffisait pas, que je n’avais pas encore toutes les réponses sur moi-même. J’ai alors repensé
à ce que m’avait dit ma psy et je me suis souvenue de l’intelligence émotionnelle qu’elle avait
soulignée chez moi et de mon HPE.

J’ai donc décidé d’enfin accepter d’aller chercher de ce côté-là et c’est à ce moment-là que j’ai,
comme je le dis souvent, ouvert la boîte de Pandore. Un univers immense c’est ouvert à moi, si
bien que j’en ai eu le vertige au début et que j’ai paniqué. Je comprenais que mes réponses
étaient là mais il y avait trop de données dans tous les sens, d’écoles différentes, d’opinions
divergentes, de désaccords voire de conflits sur les termes, les explications, les développements
(notamment le débat du HPI/HPE que je ne développerai pas ici). Et j’ai eu peur.

Alors, j’y suis allée à mon rythme, plus doucement que pour l’hypersensibilité. J’ai fonctionné également à l’intuition en me dirigeant vers les chercheurs, auteurs, praticiens qui me parlaient.
Petit à petit j’ai fait ma propre maïeutique : j’ai dénoué mes nœuds, défait ou resserré des liens et j’ai fait
mon cheminement personnel à travers ce monde passionnément complexe et fascinant. J’ai
trouvé enfin les réponses qui me manquaient avec l’hypersensibilité et j’ai compris, beaucoup
de choses et j’en comprends encore aujourd’hui. C’est ce qui est merveilleux, je ne m’ennuie
pas, j’apprends et comprends encore et encore !

hypersensible

J’ai pu donc « mettre des mots » sur tout ça… Sur ce sentiment d’être différente, bizarre,
anormale. D’être sensible à des choses que les autres ne percevaient même pas : des odeurs,
sons, lumières, des atmosphères, des énergies… Encore aujourd’hui je suis extrêmement
connectée à mes cinq sens et cela peut rapidement me « perturber », m’oppresser, m’envahir,
m’épuiser, m’amener à vouloir m’isoler et ne pas supporter les groupes trop importants (même
si j’ai commencé à apprendre à composer avec et trouver des solutions pour ne pas me laisser
vider de mon énergie) car mon cerveau, atypique x2 (HSB et HP), est surstimulé par tous les
signaux qu’il reçoit et n’arrive pas à les « trier ». On appelle ce phénomène cognitif inconscient
un « déficit de l’inhibiteur latent » (ou Lubow) et cela se caractérise par une incapacité à faire
ce tri dans nos propres perceptions, dans les informations reçues par nos cinq sens, engendrant
une grande difficulté à se concentrer sur une seule et unique source d’information.

Heureusement cette hyperstimulation se manifeste également dans le bon sens ! Les
hypersensibles et HP connectés à leur Emotionnel (un peu moins les HP plus connectés à leur
Intellect) ressentent également les moments de bonheur de façon décuplée ! C’est ce versant-là
qui rend ce trait de caractère si magique. Il m’arrive régulièrement d’avoir envie de pleurer de
bonheur pour des petits plaisirs simples de la vie ou de les ressentir avec une intensité immense
: face à un beau paysage, un coucher/lever de soleil, un petite brise fraîche d’été, un met qui
bouleverse mes papilles, un moment de fou rire, une étreinte avec une personne qui m’est chère,
le chant des oiseaux au petit matin pour réveil, l’odeur du lilas au printemps, croquer dans la
première fraise de la saison, voir les rayons du soleil percer à travers les feuilles, me laisser
bercer par le bruit d’une rivière, savourer le premier sorbet de l’année, danser en oubliant les
gens autour de moi….

En trois mots : me sentir vivante. Et être hypersensible et HPE c’est ça : ressentir la vie sous toutes ses formes, douloureuses, heureuses, magiques, terribles, sombres, lumineuses… avec un sentiment profond de se sentir vivant dans la peine comme dans la joie.
C’est observer le monde avec le cœur grand ouvert pour ainsi, régulièrement, en
apprécier toute sa beauté, sa grâce et me sentir connectée à un grand « tout ». C’est, avec mon
hyperesthésie, savourer la vie de tous mes sens, mon corps, ma tête, mon être. Pouvoir aussi
ressentir la joie, l’amour de façon intense et me sentir ainsi profondément reconnaissante d’être
en vie !
C’est donc en réussissant à faire de l’hypersensibilité une magnifique ressource, un magnifique
atout que la magie peut commencer à opérer… C’est ainsi que j’ai pu la mettre au service de
mon métier de psychologue clinicienne.

 Aujourd’hui, tu es psychologue clinicienne, quels services proposes-tu et pour qui ?

Aujourd’hui je suis installée en cabinet libéral à mon compte et je pratique la thérapie de face à face et je fais également des accompagnements à distance, par téléphone ou visioconférence.

J’accompagne essentiellement les atypiques et plus précisément les Hypersensibles et les HPI/E. Mais j’ai également les personnes très sensibles sans être hypersensibles, ou encore des Hyperempathiques, des TDA, des TDAH et quelquefois des personnes atteintes d’autismes.

Mais j’ai encore en suivi aujourd’hui des personnes sans atypismes, qui sont en mal-être de vie,
dans des douleurs émotionnelles fortes ou ayant le besoin d’apprivoiser/d’ouvrir leurs émotions. Je travaille en thérapie de face à face avec une approche humaniste, avec une influence principalement Rodgerienne (l’Approche Centrée sur la Personne de Carl Rodgers), c’est-à-dire avec bienveillance, sans jugement, en accueillant la personne telle qu’elle est, dans une atmosphère de confiance et de contenance. J’essaye ainsi de permettre à mon·a patient·e de trouver ses potentiels, ses forces et ses ressources en lui·elle, pour lui permettre, non pas de le ou la changer mais d’être lui·elle profondément.

Je travaille aussi avec ma propre méthode, avec une approche peu conventionnelle lorsqu’il s’agit du suivi des atypiques car nous ne sommes plus sur une thérapie classique. L’approche est différente et c’est un autre langage, c’est une psychothérapie totalement différente, que nous n’apprenons pas sur les bancs de la faculté et que je pratique à « ma » façon, en exprimant mon atypisme et en parlant cette langue-là avec mes patient·es qui pourront enfin la parler librement aussi et être pleinement eux·elles.

Le problème principal que je rencontre avec mes patient.es est qu’ils·elles pensent qu’ils·elles sont peut-être « fous/folles », que leur atypisme n’est qu’une faiblesse, qu’ils·elles sont « trop » sensibles, inadapté.es à cette société et il·elles se demandent comment « gérer » leurs émotions. Alors qu’en fait, on ne « gère » pas nos émotions comme on gère un « porte-monnaie » ou un compte en banque (qui est le reflet parfait de notre société actuelle), mais on apprivoise ce beau tempérament pour en faire notre plus belle part d’humanité, notre plus belle force, car, oui, ç’en est bien une !

Je les aide à voir ce qu’il y a de beau, d’intéressant, d’utile, de nécessaire à être atypique, je les aide à comprendre que s’ils·elles le vivent comme une faiblesse c’est qu’ils·elles ne sont pas dans la vie qui leur correspond, que ce n’est pas leur atypisme qui les fait souffrir mais la vie dans laquelle ils·elles sont.
Je les aide à découvrir les « forces » et potentiels qu’ils·elles ont en eux grâce à ce trait de caractère et surtout, surtout, je leur fais comprendre que ce ne sont pas eux qui sont « bizarres », « différent.es », et « trop sensibles », mais cette société qui est malade, inhumaine, « HYPOSENSIBLE ».
Eux sont « simplement » restés « HUMAINS » dans une société qui ne l’est plus…
Alors ma question est : « Pourquoi vouloir s’adapter à une société malade, pathogène, hyposensible et inhumaine qui ne pense qu’au rendement, au pouvoir et à l’argent et ne pense plus avec le cœur, l’amour ? » …

En quoi le fait d’être Hypersensible et HPE est un atout dans la pratique de ton métier ?

Voici, selon moi, une liste non-exhaustive des bénéfices, de mon hypersensibilité et de mon HPE dans mon approche thérapeutique :

Grande mémoire émotionnelle : cette mémoire permet de retenir l’essentiel des histoires de vie que mes patients me racontent, en ayant presque rien à noter. J’ai également une grande mémoire des prénoms, les leurs bien sûr (je n’appelle jamais mes patients par leur nom de famille, je trouve ça très scolaire) mais aussi ceux de leurs proches. Ils sentent ainsi que je m’intéresse à ceux qui peuplent leur vie et donc que je suis attentive à ce qu’ils disent.

Intuition : l’atypique a bien souvent une intuition très développée qu’il n’écoute malheureusement pas assez. Mais s’il décide de s’y fier, de la laisser le guider, c’est alors qu’il pourra comprendre avec beaucoup plus de profondeur et de rapidité l’état de l’autre car son esprit sera ouvert pour faire des connexions, des liens dans les « noeuds » de l’histoire
de vie de la personne et ce très rapidement. L’intuition est « l’outil » sur lequel je me base le plus depuis que j’ai ouvert mon cabinet libéral, que je me sens légitime et surtout depuis que je me fais confiance à ce niveau-là. Je la laisse être et elle m’est toujours d’une très grande aide.

• Cinq sens : chez l’HS, comme je l’ai expliqué, les cinq sens sont très développés. Cela peut être certains sens en particulier (très souvent l’ouïe ou l’odorat) mais si un ou deux sont « hyper » développés, les autres le seront également très fortement et bien souvent plus que la moyenne de la population car l’HS les utilise avec beaucoup plus d’intensité et se base dessus presque constamment. Cette forte utilisation de mes sens me permet de capter des
signaux sensoriels que les autres ne captent pas. Cela me permet de repérer des signaux corporels (des intonations, des larmes dans la gorge, des voix qui s’étranglent lorsque certains thèmes sont abordés, des tics de corps, des mouvements qui surviennent d’un coup, des regards qui fuient…) qui peuvent me donner des indices essentiels pour orienter mes questions, mon discours, affiner mon approche de l’autre…

• Images mentales : être atypique conduit presque tout le temps à penser en « images ». Pour ma part je pense très peu en mots, contrairement à la majorité de la population, mais quasiment exclusivement en images, incluant mes cinq sens. Lorsque la personne me raconte des moments de sa vie, dans mon esprit je vois les scènes comme si je regardais un film. S’y ajoute les odeurs, j’entends des sons, je ressens des sensations diverses et je suis comme
« transportée » dans l’événement raconté, dans le pan de son histoire que je regarde se dérouler « sous mes yeux » psychique du point de vue de l’observateur. De cette façon, je peux avoir l’impression de vivre avec lui ce morceau de sa vie et peux ressentir de l’empathie pour ce qu’il a pu endurer…

• Forte empathie : cette grande empathie de l’HS est une capacité très utile car elle permet de ressentir les émotions, humeurs, énergies des autres mais aussi les ambiances, atmosphères. Je peux, de cette manière, capter l’état d’un patient avant même qu’il ne prononce un mot et ne rentre dans mon cabinet ou encore celui des gens que je rencontre pour la première fois et dont je ne sais rien. J’ai cependant dû apprendre à me « protéger » de cette capacité emphatique pour éviter de me laisser envahir par mes émotions, en prenant les choses trop à cœur et m’amenant à m’oublier ou me sacrifier pour les autres.

Cette « mise à distance » protectrice je l’ai acquise grâce à mes études de psychologie mais surtout grâce à mes expériences de vie et mon cheminement en thérapie. Je ne me « confonds » pas avec mes patients en ne me laisse pas submerger par une empathie excessive. J’ai appris à appliquer le « comme si » nous étions l’autre de C. Rogers, tout en restant nous-même et en n’oubliant pas que nous ne sommes pas réellement l’autre. Je reste très authentique, mais aussi très professionnelle, tout en pouvant me mettre à la place de mon sujet.

• Bienveillance et authenticité : cette forte empathie m’amène également dans mon métier de thérapeute à être bienveillante avec mes patients, à éviter d’être dans le jugement. Elle permet
aussi une attention plus aigüe à ce que me rapporte l’autre de son histoire et de comprendre
ainsi, avec l’aide de l’intuition dont j’ai parlé juste avant, tout autant le dit que le non-dit.
Grâce à cet investissement attentionnel de l’ordre de presque 100%, je suis en mesure de lui
poser plus de questions, lui montrer tout l’intérêt que suscite chez moi ce qu’il énonce et par
là même lui apporter une certaine valorisation. Se créé ainsi le lien de confiance entre le
patient et moi.

Je lui montre mon intérêt sincère pour ce qu’il me raconte et je m’autorise même à sortir de ma position de « neutralité » (notion et position à laquelle je ne crois pas réellement car selon moi il est impossible d’être entièrement neutre) en parlant également de mon vécu de façon authentique, lorsque je pense que cela peut aider le cheminement de mon sujet, ou encore lui permettre de se sentir compris, « moins seul » dans ce qu’il vit. Il sent ainsi qu’il est en présence de quelqu’un « d’humain » si j’ose dire, car le psychologue apparaît souvent comme déshumanisé, comme immunisé contre tout problème, toutes douleurs, toutes souffrances et difficultés de vie… Je trouve donc bon de rappeler à mes patients que moi-même j’ai été une thérapie (j’ai désormais des supervisions), ce qui les étonne à chaque fois, mais dans le bon sens ! C’est grâce à cette attention, cette bienveillance, cette absence visible de jugement et cette authenticité que mes patients peuvent ne pas craindre d’être eux-mêmes et se sentir libres d’être authentiques, sincères.

• Introspection/réflexion : l’hypersensible et le HP sont des personnes qui passent beaucoup par la réflexion, l’introspection. Utiliser à mauvais escient, cette introspection peut amener à une surcharge mentale, des cogitations intempestives voire des ruminations. Cela peut également l’empêcher très souvent d’agir et de se contenter de « rêver » à ses projets, de ne pas concrétiser ses actions, ses envies… Ce qui engendre beaucoup de frustrations, un sentiment d’échec, de « nullité », d’incapacité à se réaliser, voire des passages dépressifs.

Mais lorsque l’atypique possède une confiance et une bonne estime de soi et qu’il fait taire ses peurs, cette introspection peut l’amener à mieux se connaître, à se remettre en question lorsque cela est utile pour avancer sur son chemin intérieur tout en restant humble. Cela lui permet aussi d’être moins impulsif, d’avoir un meilleur raisonnement car il prend en compte l’ensemble des éléments qui se présentent à lui sans réagir directement par une action trop
précipitée. Grâce à cette façon de penser il s’avère être un élément essentiel dans un groupe et être un conseiller, ce qui manque désormais dans notre société actuelle qui prône le « tout, tout de suite et très vite ». Cette introspection est également un atout essentiel pour cultiver sa curiosité et sa créativité.

• Amour de l’apprentissage : un atypique et notamment le HP peut se lasser très rapidement des choses. Il a constamment besoin de nouveauté, constamment besoin d’apprendre, de découvrir de nouvelles activités, de nouveaux sujets, ce qui lui permet de rester en éveil, de se former sans cesse, d’avoir de l’intérêt pour divers domaines et d’être très créatif !

• Créativité : l’hypersensibilité me sert à être très imaginative dans mes entretiens. Notamment avec les enfants. Je me reconnecte à mon âme de petite fille en y associant ma créativité d’adulte pour tenter d’aborder mon petit patient de la façon la plus ludique possible afin que la confiance se créée et qu’il puisse me parler de sujets plus délicats. Elle me sert également avec les adultes car il me passe souvent par l’esprit des idées « d’exercices » pratiques pour les aider dans leur quotidien, essentiellement dans le domaine de la confiance et de l’estime de soi. Je peux utiliser le dessin, les mouvements du corps ou encore le rire ! Cela se fait en fonction de ce qui me vient intuitivement et/ou de mes connaissances universitaires, personnelles et de la réceptivité de mon patient.

• La capacité de reconnaître et d’apprécier la beauté : cet atout est sûrement ma plus grande force. Je le considère comme un don, un don magnifique, magique même. Depuis que je suis enfant j’ai toujours su voir le beau dans ce qui m’entoure que cela soit dans les détails du quotidien, chez les gens ou dans le plaisir de vivre en général. Il arrive que la douleur, les émotions liées à la souffrance me rendent aveugle à cette beauté pendant quelques temps, mais au fond de moi je sais que c’est là, que ça fait partie de moi et que c’est une de mes plus belles forces. Cette vision du « beau » m’offre la possibilité de détecter la lumière qui réside en chacun de mes patients et de les aider à la faire remonter à la surface pour qu’ils puissent en prendre conscience et se remettre à rayonner, à s’illuminer.

Je veux croire qu’il y a en chacun de nous de la beauté qui cherche à émerger, à être révélée au monde, mais également un désir de « s’aimerveiller » de tout (« s’aimerveiller » : néologisme qui m’est propre et qui consister à aimer s’émerveiller, à aimer le merveilleux de la vie, les beautés et merveilles que le monde peut nous offrir). Je suis persuadée que l’on a tous quelque chose de beau à offrir et qu’il ne faut pas le laisser s’éteindre ou le garder pour soi. C’est en transmettant ma joie de vivre, mon amour pour la vie, ma capacité à voir la beauté dans les détails, en diffusant ma lumière et en détectant le beau qui émane de chaque personne, que je cherche à insuffler à mes patients l’envie de faire, à leur tour, jaillir leur rayonnement. Je crois que c’est le plus beau cadeau qu’il puisse se faire. C’est en voyant cela que j’éprouve la plus grande joie et reconnaissance pour ce métier que j’exerce.

hypersensible

Tu as créé le podcast ”Poupée gigogne” et la chaine YouTube “Les rendez-vous d’Hélène”, de quoi ça parle ?

Pour faire simple :

• Ma chaîne Youtube parle de mon Hypersensibilité, de ma sensibilité et de mes émotions en général, de mon métier de psychologue et de mes moments de vie personnels, d’un point de vue surtout (hyper)sensible.

• Mon Podcast, lui, est plus « sombre », d’où le fait que j’en parle moins, alors qu’il est encore plus libérateur pour moi que mes vidéos YT. C’est mon « Capharnaüm de bord » introspectif, qui parle surtout de mon côté Haut Potentiel et de mes réflexions intérieures. Je m’y dévoile avec beaucoup plus d’intimité, que ce soit dans mes parts de lumières ou dans mes parts d’ombres… C’est un exutoire très cathartique, qui, en plus, peut aider beaucoup de HP à se sentir moins seuls. Les Hs s’y reconnaîtront un peu moins, même s’ils trouveront tout de même des thématiques du podcast qui pourront les guider, notamment plus dans mes parts de lumière. Mes parts d’ombre font plus appel à la part de rébellion du HP.

Quel conseil pourrais-tu donner à quelqu’un qui se sentirait concerner par l’hypersensibilité et le HPE ?

Ne pense pas que ta différence est une faiblesse, parce que tu sais quoi ? Ce sera en fait ta plus grande et belle force ! Et c’est grâce à elle que tu vas t’épanouir et surtout aider beaucoup d’autres en détresse qui auront besoin de toi. Alors, cultive-là, savoure-là, apprends à l’apprivoiser, à l’aimer car elle sera la plus belle part de toi !

Tu le comprendras aussi en faisant des rencontres… de merveilleuses rencontres avec des personnes qui te ressemblent, te comprennent, t’acceptent, t’accueillent comme tu es.
Alors, connecte-toi avec eux et ose parler ta langue ! Parle de tout ton cœur, de toute ta rébellion, de tout ton amour, de toutes tes tripes !!! Sois toi sans peur, sans crainte et laisse exploser tout ce qu’il y a en toi, tout ton univers débordant qui ne demande qu’à être !

P.S : il existe aujourd’hui des groupes, des associations, des sites pour atypiques qui te permettront de pouvoir te « connecter » à d’autres comme toi. Par exemple le site Atypikoo.

Quel est ton projet de rêve (personnel et/ou professionnel) ?

Tout d’abord mon premier rêve professionnel serait d’avoir mon propre cabinet dans ma future maison en campagne, dans une dépendance ou dans un cabanon dans mon jardin, en pleine nature. Ensuite, ce serait de m’occuper de plus en plus des personnes atypiques, continuer à me former, continuer à faire des conférences mais surtout, créer des ateliers. Notamment faire une formation en écriture-thérapie et me former en psycho-poésie pour créer des ateliers d’écriture pour les atypiques. Je voudrais aussi proposer des week-ends/séminaires exclusivement pour les atypiques, dans des lieux en nature.

Et bien sûr, en rêve personnel, comme je l’ai dit, écrire un ou plusieurs livres !

Qu’aime tu faire pendant ton temps libre ?

Parler avec les gens que j’aime, refaire le monde avec eux, être là pour les autres, les guider, regarder une série ou un film qui me bouleverse et me fait ressentir beaucoup d’émotions (exemple série : This is Us et exemple film : Orgueils et Préjugés, Amélie Poulain, La Légende de Bagger Vance, Forest Gump, Her…), lire des livres sur les atypiques, apprendre, faire des formations, écouter des podcasts, me balader dans la nature, rêver les yeux et le cœur ouverts, découvrir des nouveaux restaurants, re-manger encore et encore un plat que j’adore, écouter de
la musique et laisser mon corps danser librement, caresser un chat et me laisser bercer par son ronron, faire des surprises à mes proches, m’émerveiller (ou « m’aimerveiller !) autant que possible, créer, écrire, écrire, écrire et encore écrire (la créativité la plus cathartique pour moi) et surtout rire ! à en pleurer, à en avoir des crampes…

Et bien sûr, aimer, de toutes mes forces en donnant et recevant tout l’amour qu’il y a dans ma vie, autour de moi, dans le monde…

Qu’est-ce qui te rend heureuse ?

Tout ce que je viens de dire en répondre à la question précédente mais, pour résumer, être et parler avec les gens que j’aime, aider, aimer, manger, me promener, rire, écrire, m’« aimerveiller »… Vivre pleinement, tout simplement !

Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ?

Alors, des beaux moments de ma vie, il y a tellement que je ne saurais n’en choisir qu’un :

Il y a eu le jour de mon dernier oral de Master 2 de Psychologie avec, à la fin, la remise de mon diplôme, devant les deux professeurs que j’estimais le plus qui m’ont accompagnée jusqu’au bout, ainsi que devant mes parents, personnes que j’aime le plus au monde (avec mon Homme aujourd’hui, mais qui n’était pas encore dans ma vie à ce moment-là). J’ai vu mes deux professeurs et mon père avoir les larmes aux yeux ce qui m’a finalement empêchée moi de pleurer tellement j’étais touchée par eux et que je voulais tenir bon, haha ! Et ma mère qui m’avait fait la surprise de m’acheter un chapeau de diplômé comme celui des universités des USA : c’était qui était mon rêve pour pouvoir le jeter en l’air, ce que j’ai fait !! Ce fût un des moments les plus forts de ma vie, les plus beaux, où j’ai réussi à me sentir fière de moi et où j’ai été entourée de beaucoup d’amour.

Il y a eu aussi, plus récemment, l’anniversaire de mes 28 ans en mai dernier, où mon Homme m’avait préparé un anniversaire surprise à rallonge ! J’ai pu le fêter avec (presque) tous les êtres que j’aime et vivre beaucoup d’émotions fortes (il m’a emmenée à Port Aventura, parc où je rêvais d’aller depuis très longtemps car je suis une dingue des manèges à sensations !) et ressentir beaucoup beaucoup BEAUCOUP d’amour… C’était un âge très important pour moi, très symbolique pour énormément de raisons, que j’idéalisais depuis très jeune et ce fût encore
plus beau que toutes mes espérances ! J’en suis toujours très reconnaissante à chaque fois que
j’y pense…

En fait, un moment « parfait » pour moi ce serait une journée faite d’un sublime mélange d’amour, d’aide, de sentiment d’utilité, de connexion à la nature, au vivant, de créativité, de connaissance, de transcendance, de spiritualité, de joie, de fou rire, de question existentielle et de régression infantile, de danse, de musique, de retour à la terre, de plaisirs sensuels quels qu’ils soient (nourriture, senteurs, baisers, câlins, massage…), de symbiose… En somme, une journée où je suis pleinement et puissamment vivante (force de l’hypersensible) !

Aurais-tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ?

Il y en a beaucoup trop haha ! Je vais vous mettre en premier celle qui résonne comme mon
mantra de vie :

« Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » – Paul Eluard

 

Et deux écrits qui résonnent dans mon côté atypique :

“Les personnes sensibles sont faites ainsi : elles font tout avec le cœur et même si elles en ont des cicatrices, elles ne changeront jamais, elles continueront à faire tout avec leur cœur parce que ce n’est pas un choix, c’est une façon d’être, une façon de vivre.” – Agostino Degas

Le courage

“Avoir du courage ne se manifeste pas toujours par des actes héroïques d’envergure.

Avoir du courage, c’est se respecter assez pour savoir dire non, plutôt que de céder aux demandes qui ne nous conviennent pas.

C’est accepter de reconnaître la réalité même quand elle fait mal.

C’est se relever des coups durs, encore et encore et encore, parce que rien ne peut nous détruire sans notre consentement.

C’est se montrer vulnérable, alors que les masques seraient si faciles à remettre en place pour nous protéger.

C’est parfois avancer dans le vide, même avec la peur au ventre, parce qu’on sait qu’il y aura toujours un soutien, un appui quelque part, même si nous nous croyons seuls.

Le courage fait toujours équipe avec la peur, parce que l’un n’existe pas sans l’autre.

Faire preuve de courage, c’est accepter d’être imparfait et s’aimer quand même, parce que le courage est l’une des plus grandes preuves d’amour envers soi-même.”

Diane Gagnon

Et un petit mot doux de ma part (Hélèné) pour la fin :

« Si un jour quelqu’un vous dit que vous êtes “trop” sensible, dites-vous simplement que c’est tant mieux car si vous êtes “trop” sensible c’est que vous pouvez donc offrir beaucoup de votre joie de vivre, de votre écoute, de votre bienveillance et surtout donner beaucoup de votre amour et aimer profondément et l’on n’aime jamais trop ! Alors continuez d’être “trop” sensible car si vous l’êtes c’est que vous pouvez donc donner de l’amour à ceux qui ne savent pas s’en donner ou qui ne sont pas assez aimés et qui en ont besoin… N’est-ce pas magnifique ? Alors ne cessez jamais d’être sensible de lever vos épées et vos glaives faits d’amour, d’engrais et de rêves, d’unir vos lumières, en rayonnant de tout votre être, pour continuer à vous
« aimerveiller » et « aimerveiller » les autres ! »

Pour celles et ceux qui sont intéressé·s par mon accompagnement :

→ Vous pouvez m’envoyer un petit mot tout doux en me disant que vous avez besoin d’être guidé, accompagné et je me ferai un plaisir de le faire ! <3

→ Je consulte à mon cabinet en présentiel à Caumont-sur-Durance (84510) à côté d’Avignon mais aussi à distance par téléphone ou Visio-conférence car je souhaite pouvoir aider le plus de monde possible !

Pour suivre le travail d’ Hélène ou la contacter :

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Mail : heleneprierepsychologue@gmail.com
Téléphone : 0609677423

→ Son interview avec Claire, dans le cadre du podcast : Pépé, le podcast participatif de “La vie en pause” .

Interview menée et écrite par Amoun – Artiste peintre et illustrations en Bretagne.

coach claire lefourn

# 5 – Claire

Claire, Coach intuitive pour adultes Haut Potentiel et Autistes :

coach claire lefourn

J’ai eu le plaisir de découvrir Claire via son podcast ” La vie en pause” et j’ai pour ainsi dire dévoré les épisodes les uns après les autres, tant ce qu’elle racontait était émouvant par moment, enrichissant par d’autres et toujours avec sincérité.

C’est touchant, cette façon qu’elle à de se dévoiler, avec authenticité, naturel et sans jugements. Ses mots ont du sens.

Elle m’a aidé à mettre en lumière bien des choses sur moi et sur le comportement des êtres humains qui peuvent m’entourer.

☼ Quelques mots sur Claire ☼

Je m’appelle Claire, j’ai 30 ans et aujourd’hui j’accompagne les personnes autistes et/ou Haut Potentiel.

☼ Quel est ton parcours (artistique et emplois précédents) ? 

Mon parcours est sinueux =)

J’ai eu beaucoup d’emplois différents : assistante communication, chargée de recrutement, assistante de production, commis de cuisine, vendeuse en boulangerie, conseillère en PAP, barmaid et j’en passe.
J’ai aussi voulu être hôtesse de l’air !

Les jobs que j’ai le plus apprécié sont ceux que j’exerçais lorsque je me suis mise à mon compte : mon métier passion de photographe de mode, de coach en image et d’organisatrice d’événements. 

Aujourd’hui je suis créatrice de contenus et j’accompagne les personnes autistes et/ou Haut Potentiel.

☼ Tu as été diagnostiqué Haut potentiel et autiste Asperger sur le tard. Peux-tu nous en dire un peu plus sur tes particularités ?

coach shema pensee

Il y a beaucoup à dire.  

Sur le tard” est une donnée importante car j’ai erré pendant 29 ans avant d’avoir mon diagnostic. Je ne savais pas qui j’étais vraiment, ni pourquoi j’avais autant de difficultés, de troubles et de maux physiques. 
J’ai cherché pendant de nombreuses années, ce qui n’allait pas chez moi 

J’avais des difficultés au niveau des relations sociales, un trouble anxieux généralisé et un trouble dépressif qui a commencé dès l’âge de 12 ans.  

J’ai aussi fait une phobie scolaire au lycée, puis j’ai vécu sous antidépresseurs pendant de nombreuses années.  
Je ne savais pas pourquoi j’avais autant de mal à l’oral, en public, en groupe et même avec des amis. J’étais très discrète, très intérieure. 

Petit à petit, j’ai développé un faux-self en béton armé : une carapace sociale qui m’a permis de m’adapter socialement, d’avoir un boulot, de finir mes études et de sortir entre amis (jamais sans mes verres d’alcool ou ma marie-jeanne).  
En somme, jamais sans difficulté, c’était épuisant.  

Résultat, je me suis effondrée à 27 ans et fait un burn out. 
Suite à ça, j’ai fait 3 ans de recherche introspective très profonde sur mon fonctionnement et ai découvert la neurodiversité.  Ça a été un véritable tsunami pour moi (je rêvais d’ailleurs beaucoup de raz-de-marée pendant cette période). 

Mes “particularités” :  

– Mon hypersensibilité et ma forte empathie émotionnelle. 
– Ma naïveté sociale : je prends tout au pied de la lettre. 
– Ma façon de communiquer : je peux beaucoup parler pendant un long moment (sans m’en rendre compte), donner pleins de détails, me perdre dans les 10 parenthèses que j’ai ouvertes et passer d’un coup, du coq à l’âne.  Il faut me suivre, souvent les gens décrochent et me disent :  “ allez vas-y, accouche ! “ 
– Ma synesthésie et mes capacités extra-sensorielles. 
– Ma perception du monde : bisounours, qui voit tout en détails. 
– Mon inflexibilité mentale et ma difficulté face aux imprévus. 
– Mes multiples paradoxes et mes multiples facettes de personnalité. 
– Mon besoin de clarté, de précision, de comprendre les choses de façon obsessionnelle parfois. 
– Mes intérêts, qui me prennent une grande partie de mes journées. 
– Je vis seule et je vais bien.  
Si un jour je suis en couple, je ne voudrais pas partager mon lit, ni me marier et avoir d’enfants. Il n’y a rien qui me séduit dans tout ça. Par contre voyager, partager, rire, vivre l’amour, la passion, l’entraide, la liberté : oui ! 
– J’ai du mal à hiérarchiser : savoir ce qui est important à dire ou non, prioriser, etc. Je commente tout. 
– Mon identité de genre n’est pas clairement dessinée.  
Je me sens être une femme mais je m’identifie aussi bien au genre féminin que masculin. J’aime être libre, créer, faire ce que j’ai envie de mon image et de mon corps. 
– On me dit que j’ai un humour particulier : je peux être assez entrainante, énergique et touchante et à la fois très distante, froide et introvertie.  
Là non plus je ne mets pas de limite, je suis le flow de mes envies.  
– Je ne dégage pas une forte stabilité, je crois que c’est ce qui peut le plus perturber et insécuriser les autres.  

Je suis simplement entière et libre.

coach autiste asperger
 

☼ Aujourd’hui, tu es coach, quels services proposes-tu et pour qui ?   

Je m’adresse aux personnes autistes et/ou Haut Potentiel. Principalement des femmes, hypersensibles (c’est venu à moi comme cela) et parfois des profils plus complexes : TDAH, DYS, ou des troubles psy (anxiété, dépression, dissociation..) par exemple.
Je prends en compte l’entièreté de la personne, avec tous ses contours.
Je ne maîtrise pas l’entièreté du DSM 5 et je ne suis pas psychologue, en revanche j’applique beaucoup mon savoir expérientiel, mes connaissances et mon intuition.
 

Dans mes accompagnements, je pousse à l’autonomie de la personne, à son bien-être. J’arbore souvent avec des outils précis, concrets avec différents formats pour ces différents publics.  

Je propose donc de l’accompagnement personnalisé et également des guides de survie, des kits, des modes d’emploi pour aider les personnes dans le besoin sur des difficultés quotidiennes.  

Aussi, j’entre beaucoup en détails et profondeur, étant donné que c’est une partie inhérente à moi-même. Les personnes que j’accompagne sont volontairement prêt.es à entrer en eux, plus en profondeur. 

J’ai également un service plus atypique : je propose des séances “couleurs” afin d’apporter une dimension plus intuitive et ludique. Cela permet d’en savoir davantage sur ce que traverse la personne à un instant T, connaître certains traits caractéristiques de sa personnalité mais aussi son énergie principale. Je ne sous estime pas l’aspect plus irrationnel de nos fonctionnements atypiques, souvent très présents. 

☼ Tu as créé le podcast” La vie en pause”, de quoi ça parle ?

coach la vie en pause podcast

Ce podcast s’adresse aux personnes qui se posent des questions sur leur fonctionnement neurodéveloppemental (haut potentiel, TSA, TDAH,…). 

J’y aborde des thématiques variées telles que l’hypersensibilité, l’entrepreneuriat, la neurodiversité, le développement personnel, la créativité, l’astrophysique, la photographie, la communication, les relations… 

La vie en pause est née d’une inspiration : le podcast Marché Parlé de Navo.  

Le nom la vie en pause est un jeu de mot en lien avec l’expression (et la douce chanson) “la vie en rose” ainsi que mettre sa vie sur pause.  

J’ai d’abord décidé de faire ces audios pour moi, dans des moments de pause de ma journée, en marchant, ou assise sur le rebord de ma fenêtre. Puis j’ai voulu partager mes réflexions, mes questionnements, mon témoignage et mes connaissances sur divers sujets. 

J’ai mis un an avant de me lancer. 

La vie en pause est un podcast spontané pour un moment de pause et de réflexions 🌷. 

☼ Quels conseils pourrais-tu donner à quelqu’un qui se sentirait concerné par l’autisme ou la douance ?

Mmmhhh…  

 Ce qui m’a aidé a été de lire sur le sujet et d’écouter beaucoup de contenus. 

Mais ce qui m’a réellement permis d’avancer à été d’en parler avec d’autres personnes concernées. Soit des personnes en phase de réflexion, soit des personnes diagnostiquées sur le tard.  

En somme : amasser le maximum de témoignages pour que je puisse intégrer les informations et pouvoir m’identifier.  

Cela peut être une réelle crise identitaire, qui bouleverse tout. Donc c’est important de pouvoir s’identifier à des profils et de pouvoir en parler à des personnes qui comprennent ce que l’on traverse.  

Vous pouvez aller sur des groupes facebook, ou parler en privé à des personnes sur instagram.  

☼ Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ?  

Mon projet de rêve ? J’en ai plusieurs et aucun à la fois.  

Disons que me projeter dans un avenir lointain est une tâche difficile d’accès pour moi.  

Mais j’ai des aspirations plutôt : telles qu’être libre financièrement, ne dépendre que de moi-même pour pouvoir travailler d’où je veux, quand je veux. Voyager. Partager une relation avec quelqu’un que j’aime. Créer. Danser. Vivre des expériences. Apprendre. Rire. Sentir. Ressentir. 

☼ Qu’aime tu faire pendant ton temps libre ?   

Actuellement, je suis dans une phase de rémission de burnout. Donc mon rythme est plus basé sur une vie “slow living”.  

En gros, j’aime lire sur mon intérêt spécifique du moment, chanter, me balader, regarder une série, écrire, créer du contenu, faire des montages vidéos, cuisiner, des schémas, philosopher, discuter avec vous sur instagram, faire un câlin à mes doudous, prendre une douche chaude. 

En ce moment, je suis très focalisée sur mon bien être, ma santé physique et mentale. J’ai passé ma vie à m’occuper des autres en passant à côté de moi-même.  

Aujourd’hui je m’occupe de moi. Et m’occuper de moi implique également de vouloir m’occuper d’une population dans le besoin : les neuroatypiques que j’aime tant 🙂 hihi  

Et ca me remplis de joie ! 

☼ Qu’est-ce qui te heureuse ?

Ce que je viens de mettre plus haut 🙂 

J’ajouterai : voir les gens sourire, parler de sujet profond et intense (beaucoup lié à la psychologie sociale et au cosmos lol). Et j’aime vraiment passer du temps avec mes amis, ma famille de temps en temps. Aussi écouter le bruit des vagues, mettre les pieds dans le sable, être emmitouflée dans mon plaid, boire du thé. 

☼ Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ?  

Celui qui me vient en tête est lors d’un soir d’été, en 2016…  
J’étais sur la plage avec des amis, et j’ai vu l’un des plus beaux spectacles visuels : des planctons phosphorescents dans les vagues, sur le sable.  

On aurait dit des aurores boréales dans l’eau.  

☼ Aurais-tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ?

Cette question est trop difficile pour moi car je retiens rarement les mots et ça me demande une grosse réflexion parmi une trop grande quantité d’informations ;).

Je vais donc écrire ce que je vois en face de moi sur un post-it, comme un mantra personnel :

Sois sereine, tout arrive au bon moment. Tu peux croire en toi et avoir confiance. Tout est parfait.

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Interview menée et écrite par Amoun – Artiste peintre et illustrations en Bretagne.

# 4 – Anne Mahler

Anne Mahler, l'illustratrice jeunesse de nos moments de vie :

J’ai découvert Anne et ses illustrations sur Instagram.

Anne sait retranscrire en image des messages forts sur les liens affectifs entre les humains, les animaux et la nature. Elle met en couleurs les petites victoires du quotidien comme les grandes transitions de la vie.
De ses œuvres règnent comme un doux parfum d’amour et de tendresse.

Je vous laisse la découvrir ;).

☼ Anne, en quelques mots ☼

Je m’appelle Anne Mahler et suis auteure illustratrice dans le domaine jeunesse, développement personnel et bien-être. Je fais de la création de logos, affiches, portraits, illustrations personnalisées, fresques.
J’interviens également en milieu scolaire ou hospitalier (projet prématurité).
J’habite en Alsace depuis toujours (à part quelques années à Nantes pour mes études d’illustration).

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Comment est née ta vocation d’artiste illustratrice ? 

Alors là, aucune idée ! On me le demande souvent, mais je ne sais pas trop quoi répondre.
Ce que je sais, c’est que j’ai toujours dessiné, comme beaucoup d’enfants finalement. Mais je ne me suis jamais arrêtée ! Une fois à l’école d’illustration, j’ai découvert petit à petit différents métiers et c’est là que l’illustration jeunesse m’a le plus attiré.

Quelles sont tes inspirations artistiques, tes influences ?  

Il y a des artistes que j’adore suivre, comme Julie Rouvière, Julien Arnal et Ulla Tynel.  Mais ce qui m’inspire le plus c’est le quotidien je crois. La nature, les animaux, l’enfance,…
Mes influences changent régulièrement, c’est par période, du coup c’est très très vaste.
 

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Quel est ton parcours (artistique, emplois précédents) ?

J’ai passé un BAC ES (rien à voir donc) puis je suis allée en Fac d’Arts visuels pour une année. Ça ne m’a pas trop plu car il n’y avait que peu de pratique et beaucoup d’histoire de l’Art. Moi ce que je voulais, c’’était dessiner !
Je suis donc allée ensuite à l’école Pivaut à Nantes, une première année générale puis 2 ans plus spécialisés dans l’illustration ! J’ai commencé à démarcher les éditeurs lors de ma dernière année car je savais que c’était très compliqué et long à percer.
J’ai signé mon premier contrat d’édition jeunesse l’année de ma sortie de l’école par chance !

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Comment procèdes-tu pour la création d’une œuvre et quels thèmes aimes-tu explorer ? 

Cela dépend si c’est une illustration personnelle ou une commande.
En général, je fais des recherches de doc (photos, films si besoin, illustrations, couleurs pour l’ambiance selon l’image, etc.).
Ensuite, je fais toujours un croquis en NB. Parfois même un mini croquis rapide en couleur, pour voir quelles teintes utiliser, si ça fonctionne ou non ensemble !
Et finalement, je met l’illustration au ‘’propre’’, que je scanne et retouche numériquement (je nettoie la feuille, règle les couleurs si besoin, les contrastes. Rapidement hein ! Le numérique ce n’est pas trop mon truc quand même).

Les thèmes que j’aime explorer, c’est difficile pour moi car je suis très changeante, c’est par période encore une fois ! Quand j’ai eu ma fille, je dessinais des bébés tout le temps par exemple. Ce qui reste, je crois, c’est le thème de la nature, de la planète, des animaux… Pour moi c’est essentiel, la base.

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Quelles techniques utilises-tu ? 

Principalement l’aquarelle, de la gouache et une plume à l’encre de Chine pour les contours sur certaines illustrations !

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À quoi ressemble ton atelier ? 

C’est un pièce dans notre maison. Mon conjoint fait le même travail que moi et on a nos deux bureaux face à face au milieu de la pièce. On a testé plein de configurations en 9 ans ici et c’est celle-ci qui nous convient le mieux ! Rassurez-vous on est face à face mais l’écran de nos mac est entre nous, on reste quand même concentrés sur le travail haha !

Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ?

Je ne sais pas trop, je n’ai pas de but ou de projet précis. Je crois que j’ai bien envie de développer la BD personnelle.
En ce moment, j’aime beaucoup tenir mon journal de bord illustré.
J’ai aussi illustré un roman graphique autobiographique sur la naissance prématurée de ma fille et une BD humoristique sur le quotidien avec un enfant en bas âge. Ça me plait beaucoup de raconter nos histoires quotidiennes. Je crois qu’on peut trouver des choses intéressantes dans nos vies banales.

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Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ? 

Encore une fois, ça dépend des périodes ! Je me lasse très vite, du coup je fais toujours une activité à fond pendant quelques semaines/mois puis j’en ai marre et je passe à autre chose. Pour y revenir plus tard la plupart du temps. L’hiver, j’aime bien crocheter, pas besoin de réfléchir, c’est assez satisfaisant comme activité ! 

Qu’est-ce qui te rend heureuse ?

La nature, ma fille pleine de joie et en parfaite santé, mon conjoint, les surprises de la vie, me sentir mieux chaque année et de plus en plus moi-même.

Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ?

C’est sûr que c’est quand on a compris que ma fille s’en sortirait et serait en bonne santé. Les pronostics à sa naissance étaient extrêmement mauvais, elle s’est bien battue !

☼ Aurais tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ?

”Soyez vous-même, les autres sont déjà pris” Oscar Wilde

Interview menée et écrite par AmounArtiste peintre et illustrations en Bretagne.

grimoires logo au bois de lune

# 3 – Au bois de lune

Au bois de lune, créatrice de grimoires Végans :

grimoires créatrice

Caroline est une belle âme, amoureuse de la nature et de tous les êtres vivants qui l’habitent.
Sa douceur m’a tout de suite conquise.
Elle est passionnée, d’une bienveillance et d’une gentillesse qui réchauffe le cœur.

Voici l’interview de l’artiste :

☼ Caroline, en quelques mots ☼ 

” Je m’appelle Caroline, j’ai 32 ans et suis basée sur la Haute Savoie.
Je suis créatrice éco-responsable et végane de Grimoires et d’herbiers. “

☼ Qu’est-ce qui t’a amené à devenir créatrice de grimoires éco responsables et Végans ? ☼

Tout a commencé le jour où j’ai voulu acheter un grimoire, je n’ai pas trouvé de grimoires Végans et répondant à mon éthique. La solution a été vite trouvée ! Étant dans une démarche du fait maison, je me suis dis : ” allez hop, fait le toi-même”.

☼ Exerces-tu d’autres métiers en parallèle de celui de créatrice ? ☼

Oui, je travaille au Tétras Libre. C’est un centre de soins pour les animaux sauvages blessés, qui a pour but de les relâcher dans leur environnement naturel.

☼ Quel est ton parcours (artistique, emplois précédents, etc.) ? ☼

Je suis sortie tôt de l’école, sans diplôme, mais avec une envie sûre de travailler avec les animaux. Étant Vegan déjà à l’époque, j’avais une idée très précise de ce que je ne voulais pas faire et ce à quoi je ne voulais pas participer.
J’ai découvert les centres de soins et là, j’ai su…
J’ai travaillé pendant 13 ans pour ouvrir un centre de soins.
En attendant, je me suis formé aux soins énergétiques, fleurs de Bach, Chi nei tsang, soins par les plantes, j’ai eu mon propre cabinet durant 5 ans.  J’ai également travaillé en magasin bio et en tant qu’assistante vétérinaire.
À 26 ans, j’ai participé à la création de l’association porteuse du projet pour l’ouverture d’un centre de soins en Savoie et presque 6 ans plus tard, à 31 ans, j’ai pu prendre mon poste au sein du centre. 

☼ Quelles sont tes inspirations artistiques, tes influences ? ☼

La nature, la bienveillance, l’amour inconditionnel, la nuit et sa magie.

☼ Comment procèdes-tu pour la création d’une œuvre et quels thèmes aimes-tu explorer ? ☼

Je me laisse envahir par les idées et ma curiosité mais je vais toujours dans une direction qui respecte mes convictions. Mon souhait est d’avoir le moins d’impact possible sur notre très chère terre mère et ses habitants.
Je travaille avec un maximum de produits de récupération, recyclés, fait-maison, le moins de neuf possible et toujours Vegan.
Tous mes grimoires sont créés dans ma maison roulante qui me sert aussi d’atelier.
Je fais évoluer mes créations en fonction des matières que je trouve. 

Cliquez sur les images pour les agrandir.

☼ Quels matériaux utilises-tu ? ☼

Je recycle du bois issus de cagettes que je récupère en magasin bio.
J’utilise du papier recyclé et de la colle faite maison (réalisée à base de farine et de sucre) ou de la colle à papier pour certains modèles. Les fils sont en coton.
Le papier pour mes couvertures est soit neuf, soit issu de la récupération, dès que j’en ai l’occasion

Cliquez sur les images pour les agrandir.

☼ À quoi ressemble ton atelier ? ☼

C’est ma maison sur roue : un Mercedes 508 D de 1986 vert feuille :).
Nous avons aménagé notre cocon telle une forêt.
Je vis, j’imagine et je conçois tous mes grimoires dans mon nid de 10m².

☼ Comment nous sommes-nous rencontré ? ☼

Par le biais de l’association pour la création du centre de soins. Tu faisais des rapatriements et confectionnais de beaux articles à vendre.

☼ Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ? ☼

Je vis ma vie sous forme de chapitres. Un de mes rêves était d’ouvrir un centre de soins, c’est fait.
Maintenant je sens que la place est faite et j’accueille de nouveaux projets.
Je viens de me former au Chi Nei Tsang.
Du côté personnel, mon conjoint et moi souhaitons acheter un terrain pour le préserver dans l’optique de devenir autonome en énergie.
Je me laisse porter et me laisse surprendre en fonction de mon évolution et c’est parfait ainsi.

☼ Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ? ☼

ÊTRE.
Sentir la musique, lire, découvrir, méditer, vibrer, laisser venir.
Apprendre des langues étrangères, faire du yoga, respirer, aimer, boire des tisanes, manger et jeûner.

☼ Qu’est-ce qui te heureuse ? ☼

L’observation de la bienveillance en moi et chez les autres, pour toutes les formes de vie.
Sentir vraiment en moi le moment présent, la musique du vent dans les feuilles, le clapotis de l’eau, le chant du merle, le vrombissement des insectes.
Observer les plantes, sentir les courants d’air chaud puis froid sur mon corps, être là, bien présente à tous ces moments de grand bonheur.
Le calme et l’amour.

☼ Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ? ☼

Je n’en ai pas vraiment car j’arrive facilement à trouver de la beauté ou du positif dans mes expériences de vies.
Les moments qui me remplissent de joie profondément comme nuls autres sont mes moments de méditation, où je suis présente à tout ce qui m’entoure, légère et avec cette plénitude intérieure, cette joie qui monte, tout est parfait ! 

☼ Aurais-tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ? ☼

” Soit le changement que tu veux voir dans le monde. “

grimoires carte de visite

Interview menée et écrite par Amoun – Artiste peintre et illustrations en Bretagne.

éveil elina vorger photo

# 2 – Elina Vorger

Elina Vorger, l'éveil de l'âme et du cœur :

éveil elina vorger photo

Aujourd’hui j’aimerais vous parler d’Elina, cette femme lumineuse que j’ai rencontrée il y a 2 ans lorsque j’habitais en Savoie.

Un doux parfum de magie flotte autour d’elle et en elle. Même les plus terre à terre la ressentiront
Elle a ce “petit” truc pour retirer délicatement le voile qui nous brouille la vision. Pour nous bousculer avec douceur. Pour nous aider à retrouver ce petit air de confiance que nous avons perdu, avec le temps… C’est une éveilleuse d’âme, une poétesse, une guérisseuse mais aussi une enseignante de la vie, un canal d’amour…

Pour finir, je dirais que je la vois comme un papillon. Comme lui, elle à connu un début de vie routinier. S’en est suivi des tempêtes et du repos forcé mais nécessaire dans son cocon, comme une longue médiation. Puis le processus de transformation intérieur est arrivé, pour faire place à l’éveil et enfin l’envol, libre de toutes entraves…
De petite chenille, elle a éclos en magnifique papillon, pour atteindre sa liberté et nous la transmettre

☼ Elina, en quelques mots ☼ 

“Je m’appelle Elina Vorger, je vis sur les hauteurs du lac du Bourget. Je suis auteure de livres de développement personnel et de romans spirituels. J’ai créé le centre EVE de médecines douces à Aix les bains où je dirige une équipe de thérapeutes et de formateurs. Nous pratiquons et enseignons la thérapie, les soins énergétiques et l’hypnose. Mon but est d’apprendre aux gens à mieux se connaître, se guérir et à développer les merveilleux potentiels qui sommeillent en eux.”

☼ Qu’est ce qui t’a emmené à devenir auteure thérapeute ?

J’avais une vie très différente avant. J’ai fait de grandes études (prépa HEC puis école de commerce) puis je suis devenue responsable marketing dans de grands groupes.

À 25 ans je me regarde dans le miroir et je réalise que je ne me connais pas.
Qui suis-je ? Il me semble n’être constituée que d’étiquettes qui ne me caractérisent pas… Je veux savoir qui est sous le masque, et je quitte tout pour partir chercher qui je suis au bout du monde. En plein milieu du désert australien je vis un éveil spirituel, je comprends que je veux aider les gens à guérir leurs blessures passées pour vivre leur vie rêvée.
Je rentre alors en France, me forme aux médecines douces et deviens thérapeute. Rapidement les soins marchent bien, je sens que je peux faire plus. Je me mets à écrire des livres pour aider plus de monde puis je crée le centre EVE qui devient école de formation en plus d’être centre de soins.

☼ Que proposes-tu comme services ?  

Le centre EVE propose des consultations individuelles (en thérapie, soins énergétiques, hypnose, aromathérapie, acupuncture…) pour tous et pour tous types de problématiques (de la simple envie de se sentir mieux au traitement des phobies et des grosses pathologies, en passant par l’arrêt de la cigarette ou la perte de poids).
Nous animons également des formations (des modules découverte de deux jours à la formation à l’année pour devenir praticien et lancer sereinement son activité).
Les thérapeutes du centre étant également auteurs, nous proposons de nombreux livres traitant de la quête de soi, des médecines douces, de la guérison intérieure et du déploiement de nos capacités (sous forme de guides, essais, cahiers et romans.)


☼ À quoi ressemble ton cabinet ? 

Si j’en crois mes clients, c’est un véritable havre de paix.
Je l’ai voulu grand, épuré, haut de gamme dans son ameublement mais également inspiré dans sa décoration avec de grands mandalas dorés, des bouddhas de pierre et des orchidées colorées.
Il ressemble à un temple coupé de la frénésie du monde, un espace un peu magique où soignant et soigné, enseignant et enseigné peuvent partager, guérir, éclore… J’aime voir ce centre comme un nid douillet où les miracles peuvent avoir lieu, un sas de confiance où l’on peut se livrer en toute sécurité, être soi-même avant d’ouvrir ses ailes magnifiques au monde…

éveil soin énergétique

 Quels conseils donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se sentir mieux dans sa vie ? 

J’ai envie de dire que le bonheur ne suit qu’une seule chose : être soi.
Il est si difficile dans la vie (et surtout dans le contexte actuel) d’oser ses différences, ses fragilités, sa beauté intrinsèque. Parce que l’extérieur juge, nous finissons par nous juger intérieurement.
Le plus grand accomplissement d’une vie, je crois, est d’arriver à tomber les masques qui nous éloignent de notre vraie nature. Chaque masque équivaut à une plaie, une souffrance, que nous tentons de cacher au monde pour nous protéger de sa toxicité.
La véritable libération consiste à ne plus porter d’intérêt à ce que pense cet extérieur toxique, et ne suivre que notre propre boussole, notre seule lumière intérieure. Lorsque nous parvenons à ce niveau de liberté, plus même besoin de porter de masque… Nous osons notre visage originel au monde.

Comment nous sommes nous rencontrés ? 

Un jour une jolie fée m’a contactée pour exposer ses tableaux au centre EVE.
J’ai été instantanément touchée par la pureté, la profondeur et la maturité de ses œuvres. Elles me semblaient directement dictées par les plus hautes sphères.
Amoun, tu as ce don rare d’être le canal direct de l’absolu. Ce que tu dessines, ce sont les images exactes que j’entrevois dans mes méditations… Le miroir entre nous était troublant, et en plus de devenir une simple exposante au centre, tu es devenue une âme-ie proche, une petite sœur spirituelle.
Aujourd’hui tu as beau avoir déménagé à l’autre bout de la France, tu es toujours avec nous. A travers les œuvres magiques que nous t’avons achetées et qui illuminent désormais notre centre, et surtout dans notre cœur.

éveil avec artiste Amoun

Mélanie Colleaux, Amoun et Elina Vorger.

☼ Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ? 

Mon ambition est d’apporter la spiritualité et la connaissance de soi au grand public, un public pas forcément encore « éveillé ». En d’autres termes, j’aimerais démocratiser l’accès aux ressources insoupçonnées qui veillent en chacun de nous.
Pour cela j’ai écrit un premier roman initiatique (en passe d’être édité) et un second dans la même veine. Le but est d’amener des thèmes comme la quête de soi, le développement personnel, la mort, la résilience et même la réincarnation dans les rayons des librairies, accessibles à tous.
Pour moi, l’ésotérisme ne doit plus être réservé à une frange « initiée » de la population mais se doit de devenir « exotérique », c’est-à-dire accessible à tout à chacun.
Je suis le Robin des bois de la spiritualité : je veux offrir les trésors cachés au plus grand nombre.

éveil livre elina vorger

 Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ?  

Tout ce qui me relie à ce monde intérieur salvateur : méditation, longues marches dans la nature, soins énergétiques, lecture… J’aime aussi passer du temps avec mon mari et mon merveilleux petit garçon qui est le soleil de ma vie.
J’ai fait une expérience de mort imminente il y a un an avec le covid, et depuis, ma perception de l’existence s’est trouvée radicalement bouleversée. Je sais désormais l’incroyable chance d’être en vie, je profite de chaque instant seule ou avec les êtres aimés. L’existence est un cadeau inestimable… Je suis heureuse d’avoir failli la perdre pour le comprendre véritablement !

☼ Qu’est-ce qui te heureuse ? 

Cela va paraître étrange à beaucoup (mais pas à toi ma chère Amoun), mais ce qui m’apporte le plus de joie et de gratitude, est lorsque je me « perd » pour devenir l’univers.
Dans mes méditations ou mes marches contemplatives, il me semble parfois perdre la personne que je suis pour me dissoudre dans tout ce qui est : je suis l’aigle qui plane au-dessus de moi, les montagnes qui se dessinent dans le lointain, les fougères qui dansent avec le vent… Ce sont des instants divins de pleine conscience, où l’ego se dissout et où l’on se sent une toute petite partie de tout ce qui vit… On se sent devenir la vie. C’est un sentiment presque jouissif, comme si l’on faisait l’amour avec le monde. Je crois que c’est une forme d’extase mystique. Bref, voilà ce qui me rend heureuse : quand je deviens ce Tout.

☼ Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ? 

Le plus beau moment de ma vie est également le plus douloureux.
Lorsque j’ai cessé de respirer et que j’ai été éjectée de mon propre corps durant de le covid (c’est l’expérience de mort imminente dont je parlais précédemment), je me suis retrouvée dans une lumière absolument fabuleuse. Une lumière douce mais puissante qui dansait tout autour de moi et en moi. Cette lumière était un Etre, une Conscience Ultime qui m’accueillait, m’enlaçait, m’aimait…
Je savais que je mourrais, mais cela n’avait plus aucune espèce d’importance : je flottais dans les bras de cette entité bénie (Dieu, la source, la lumière primordiale, à chacun de la nommer selon ses croyances). J’étais bien, complète. Enfin chez moi.
C’est ironique finalement, que le plus beau moment de ma vie ait été celui de ma mort…
Cet instant m’a transformé.
Je ne verrai plus jamais la vie de la même façon désormais.

☼ Aurais-tu une citation, une phrase, une parole de chanson, que tu aimes particulièrement et qui résonne en toi ? 

Une phrase de « Anthem », une chanson de Leonard Cohen :

“There’s a crack in everything, that’s how the light gets in.”
“Il y a une fissure en chaque chose, c’est ainsi que peut entrer la lumière.”

Cette phrase résume bien mon expérience de mort ainsi que chaque passage douloureux de ma vie.
Il faut savoir passer par le noir pour trouver sa propre lumière, il faut savoir accepter la souffrance pour comprendre le sens de la vie. Ce sont nos échecs, nos plaies, nos errances qui portent en eux le plus grand potentiel de transformation intérieure.

J’ai envie de dire pour finir : « Aimez vos blessures… Elles vous mènent à vous-même. »

Interview menée et écrite par Amoun – Artiste peintre et illustrations en Bretagne.

artiste meet the artist

#1 – Justine F. Illustration

Justine F. Illustration, une artiste aux multiples facettes :

artiste meet the artist

Pour ma 1ère interview, j’ai choisi de vous présenter la fabuleuse artiste illustratrice, Justine F. illustrations ! 
Cela fait quelques temps que je suis son travail sur les réseaux sociaux et mes yeux se régalent à chacune de ses publications ! 
Beauté, douceur, rêveries, cocooning, chaleur, coloré, animaux, nature, féerie, souvenirs, nostalgie… autant de mots qui à mon sens, peuvent décrire le travail de Justine. Chaque petits détails est peint avec attention et amour.
Quant à l’artiste en elle même, elle ne diffère pas de ses qualités artistiques! Je rajouterais qu’elle est abordable, naturelle, gentille, ouverte et attentive aux questions qu’on peut lui poser.

Je donne maintenant la parole à Justine et vous laisse la découvrir à travers cette interview 🙂 .

☼ Justine, en quelques mots ☼

“Je m’appelle Justine, je suis avant tout illustratrice depuis sensiblement 8 ans. En 2020, j’ai enfin trouvé un emploi à temps plein en tant que graphiste en imprimerie, où je m’occupe principalement de la mise en page de livres ainsi que de la création de couvertures.
Le 23 juin, cela fera 6 ans que j’ai quitté ma Provence natale en France pour partir à Jyväskylä en Finlande ! Ça fait vraiment tout drôle de l’écrire, je ne me rends pas du tout compte que ça fait déjà tout ce temps !”

Cliquez sur les images pour les voir en entier.

Comment est née ta vocation d’artiste illustratrice ? 

Comme beaucoup, je me rappelle adorer dessiner depuis toute petite. Je créais de petits livres illustrés entre les heures d’école ou durant les vacances et je commençais des tonnes d’histoires (que je ne terminais presque jamais !).
Mais c’est surtout vers mes 10 ans, en découvrant le livre “Soleil, lune, étoiles” de Jane Ray, que j’ai ressenti comme un coup de foudre et ai compris que dessiner dans des livres était un métier.
Dès ma rentrée en 6ème, à la question : “que veux-tu faire plus tard ?”, je répondais alors : “écrire des livres que j’illustre”.

Quelles sont tes inspirations artistiques, tes influences ? 

Pendant très longtemps, Jane Ray a été naturellement ma principale inspiration et influence. Mais j’ai également découvert Frédéric Pillot il y a maintenant 10 ans, et il est depuis mon maître ultime !
Je pourrais aussi mentionner Cécile Hudrisier, grâce à qui j’ai exploré de nouveaux motifs dans mes illustrations.
Si l’on sort du domaine pur et dur de l’illustration, je dirais qu’une de mes plus grandes inspirations est la mythologie (grecque en particulier), ce qui ne se voit peut-être pas forcément dans mon travail mais c’est sous-jacent à chaque instant et je pense que c’est très lié au fait que la nature m’inspire beaucoup aussi.
Dans le même ordre d’idées, tout ce qui touche aux contes et légendes a une place toute particulière dans mes sources d’inspiration.

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Quel est ton parcours (artistique, emplois précédents) ?

Comme j’étais décidée depuis plusieurs années à faire une carrière artistique, je m’étais renseignée sur les débouchés et avais trouvé dans le graphisme une possibilité de faire de l’illustration, mais aussi de créer d’une manière qui m’étais encore inconnue. J’avais espoir aussi de trouver grâce à ça un emploi plus ou moins stable.

J’ai malgré tout commencé par une année en fac d’arts plastiques, avant de faire 3 ans en graphisme (ou plutôt “identité et communication visuelle” car apparemment “graphisme” est un gros mot haha) à l’école Axe Sud à Marseille. Je n’ai cependant pas été jusqu’à la 4ème et dernière année car mon envie profonde de faire de l’illustration était toujours prédominante et j’avais l’impression de me perdre un peu dans cette école et de ne plus avoir la liberté d’exprimer qui j’étais vraiment. On se focalisait de plus en plus sur la publicité et le web, qui ne m’attiraient pas du tout.

J’ai donc décidé de changer d’école pour Nantes, à l’école Pivaut, avec pour unique objectif de me spécialiser en illustration. Après 3 ans encore, j’ai pu cette fois terminer mon cursus, avec un projet de fin d’études.
Depuis la fin de mes études en 2013, j’ai cherché à être éditée en parallèle de trouver un travail soit dans la vente de fournitures artistiques, soit, encore mieux, en graphisme.
Cela a été presque 7 ans de galère, où j’ai quand même pu être éditée pour un album et en collaboration sur deux romans jeunesse.

Il aura fallu que je change de pays et apprenne une nouvelle langue pour pouvoir enfin trouver un emploi stable, haha ! Peut-être que l’arrière-pensée constante de trouver du travail m’a comme freinée dans l’idée d’essayer de me lancer à plein temps dans l’illustration… Mais ces années sans emploi m’ont quand même aussi permis d’explorer et de m’améliorer, de commencer de nouveaux projets et d’avoir de jolies opportunités !

Comment procèdes-tu pour la création d’une œuvre et quels thèmes aimes-tu explorer ? 

À partir du moment où j’ai une idée en tête, je vais toujours commencer par faire mes croquis.
Cela inclue parfois des études, quand il s’agit d’un sujet que je ne me maîtrise pas bien, mais surtout de la composition. Je cherche le bon mouvement, le bon angle et les bons éléments à mettre en place.

Il y a de ça seulement quelques années, je faisais toujours quelques croquis couleurs une fois mon visuel choisi. Mais ces derniers temps, il semble que mes ambiances colorées soient très claires dans ma tête ! Ou si elles ne le sont pas, j’ai plutôt tendance à faire des tests en digital.
Une fois la phase préparatoire terminée, je peux passer au crayonné final sur papier. Parfois cela va plus ou moins tout seul, mais la plupart du temps, j’ai besoin de scanner et agrandir mes croquis afin de les décalquer et ainsi garder le mouvement plus spontané du croquis. Je peaufine le dessin directement sur calque. Et puis dernière étape, je passe enfin à la peinture !

Depuis plusieurs années maintenant, je me suis trouvé une passion dans l’illustration animale. Aussi j’adore autant que faire se peut dessiner de nouveaux animaux (même si j’ai quelques chouchous) et essayer de leur créer un environnement harmonieux. Tout ce qui a trait aux contes et légendes va me passionner, et même si ce n’est pas (encore) quelque chose de central dans mon travail, cela m’inspire énormément.
Dans un futur très proche, j’aimerais m’attaquer à l’architecture et arriver à créer de jolis petits habitats féériques ! J’ai vraiment l’impression de n’en être qu’au début en termes d’exploration.

Quelles techniques utilises-tu ? 

Je travaille principalement à l’acrylique, avec laquelle j’ai eu plusieurs phases.
Lorsque je l’ai découverte, j’aimais beaucoup la travailler très épaisse, pour créer des textures en relief (comme on peut le faire avec l’huile, mais avec l’avantage que l’acrylique sèche excessivement plus vite !).
Puis, durant mon second cursus, on nous a “forcés” à travailler l’acrylique très en jus, comme de l’aquarelle. J’aimais beaucoup certains rendus que cela pouvait créer, en l’occurrence lorsque les pigments s’emprisonnaient dans les grains du papier.

J’ai mis plusieurs années avant de me défaire de cette technique et de revenir à de la semi-pâte, que j’essaie toujours de perfectionner. J’ai parfois envie aujourd’hui de peindre mes fonds en jus colorés, mais j’ai la sensation que cela ne se marie pas toujours bien avec le rendu de la semi-pâte.

À côté de ça, je me suis mise assez récemment aux crayons de couleurs, et c’est vraiment pour moi une alternative plus rapide et extrêmement relaxante lorsque j’ai besoin d’une pause dans l’acrylique. C’est en fait une suite logique de mes dessins au crayon gris (oui, je suis d’une région où on dit : “crayon gris” ou “crayon à papier” :D), qui m’ont toujours fait énormément de bien car je n’ai pas à passer des heures à créer des mélanges de peinture, ce qui est le plus épuisant pour moi. Je peux me concentrer uniquement sur les contrastes et les textures, et mon cerveau s’en retrouve apaisé.

Mais je suis très curieuse de tout et m’essaie à plein de techniques, y compris plus manuelles, telles que la feutrine ou le canevas.

Cliquez sur les images pour les voir en entier.

À quoi ressemble ton atelier ? 

Mon espace de travail est un joyeux foutoir !
J’ai la chance d’avoir une pièce entière dédiée à mon travail d’illustratrice, avec mon bureau, un placard où je stocke les fournitures dont je me sers moins souvent et mes trois étagères remplies de livres.
Sur mon bureau, j’ai pas mal d’éléments qui n’ont pas d’utilité artistique, comme de jolis timbres, de jolies boîtes d’allumettes, de jolies… bouteilles en verre vides :D. J’aime les jolies choses.

J’ai aussi un espace pour mon ordinateur, (grâce auquel je peux, entre autres, écouter ma musique en travaillant), ma planche à dessin, mes pinceaux, mes peintures et mes crayons de couleurs (et beaucoup trop de choses encore).

Comme beaucoup de créatifs, je pense, j’ai du mal à garder l’ensemble net et rangé. Il y a aussi tellement de choses qui gravitent autour de moi en permanence : mon imprimante, mes stocks de cartes postales, mes créations en feutrine, mes anciens travaux, mes calques et travaux en cours… Et un canapé rempli de mes peluches de compagnie 😀 !

Je travaille aussi petit à petit à remplir mes murs d’impressions de mes artistes préférés ou de photos qui me font du bien.
Mais même si je vis très bien le fait de travailler dans un environnement qui fourmille de mille et une choses, j’ai cependant ce petit rituel de réarranger entièrement mon bureau à la fin de chaque gros projet.

Comment nous sommes nous “rencontré” ? 

Je crois bien que c’est toi qui es venue me trouver en premier :).
Notre rencontre remonte à il y a un peu plus d’un an.
Nous avons d’abord échangé sur Facebook en des termes plus professionnels, puis plus tard sur Instagram de manière plus “décontractée” :D.

Quel est ton projet de rêve (artistique ou personnel) ? 

J’ai quelques projets artistiques qui me tiennent à cœur et que j’ai hâte de pouvoir développer mais pour l’instant, rien que je ne ressente comme “le projet d’une vie” (car c’est comme cela que j’interprète le terme “projet de rêve” ^^).

Enfin il y a quand même bien quelque chose…
Le plus grand des projets serait de pouvoir me permettre d’être illustratrice à plein temps <3.

Je sais que j’ai cherché un emploi à temps plein pendant des années, mais j’ai eu un cheminement de pensée assez complexe, où entre autres je voulais me mettre en sécurité financière pour ensuite penser à développer mon activité d’illustratrice. Mais tout ne se passe pas toujours comme prévu ! En tout cas c’est un rêve que j’espère avoir le courage de réaliser un jour.

Qu’aimes-tu faire pendant ton temps libre ? 

J’ai toujours l’impression d’être quelqu’un de très banal lorsque je parle de mes loisirs !

Je dirais que mes principales activités tournent autour du cinéma, de la musique et de la lecture, même si je lis malheureusement beaucoup moins qu’avant. J’ai régulièrement des phases obsessionnelles avec chacun de ces trois domaines :D. Même si rien ne me fait plus vibrer que l’ambiance des concerts.

J’aime sinon aller me balader avec mon chéri dans les forêts ou au bord des lacs (surtout avec le retour des beaux jours !) pour glaner tout plein de nouvelles inspirations. J’ai aussi récemment eu un regain d’intérêt pour les jeux vidéos :D.

Qu’est-ce qui te rend heureuse ?

Depuis que j’habite en Finlande, j’ai réalisé à quel point la lumière et le soleil me rendaient heureuse.
Une belle journée lumineuse me rend tout de suite plus motivée et je le ressens même dans mon corps.
C’est comme si je respirais à pleins poumons et avais les épaules plus légères.

De manière générale, il y a beaucoup de choses qui me rendent heureuse.
Me retrouver avec les personnes que j’aime semble toujours être comme un moment hors du temps, en particulier depuis que j’habite à l’étranger. Et en parlant d’étranger, même si ça peut porter à débat aujourd’hui, voyager me fait aussi énormément de bien. Pouvoir découvrir de nouveaux endroits et me balader selon mes envies m’apportent une dose d’émerveillement indescriptible. Et comme je suis curieuse de beaucoup de choses, ça me pousse très souvent à lire et en apprendre encore plus sur les endroits que je visite.

Peux-tu nous raconter un des plus beaux moments de ta vie ?

Si l’on parle d’un point de vue professionnel, un des plus beaux moments à été ma participation au festival Korttien Tarinat en 2019, qui est un festival finlandais exclusivement dédié aux cartes postales. Je m’y suis sentie si bien accueillie, j’ai pu échanger avec les autres créateurs, le personnel volontaire et les visiteurs habitués du festival.
J’ai senti que mes créations avaient réellement plu, ce qui m’a fait me sentir à ma place. Mon chéri m’avait accompagnée et j’ai adoré partager cette expérience avec lui, que nous avons poursuivie par un petit goûter bien mérité après le festival ainsi qu’une petite visite improvisée autour de la forteresse de la ville.

Si on prend la chose d’un point de vue personnel, à peu près 50% des concerts auxquels je suis allée comptent parmi les plus beaux moments de ma vie ! Pourtant j’en ai fait près d’une centaine (plus même ?). Pour beaucoup, j’en garde des souvenirs très forts, souvent partagés avec des personnes que j’aime.
Une salle de concert est un endroit où je me sens réellement vivante.

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